Le stockage défini par logiciel a le vent en poupe. Après EMC et ViPR c’est au tour d’IBM de lever le voile sur sa solution de Software-Defined Storage (SDS). Nommée Elastic Storage, celle-ci permet de réduire les coûts de stockage des datacenters jusqu’à 90 % en transférant automatiquement les données vers l’unité de stockage la plus économique, selon Big Blue.

Cette nouvelle plateforme est assez proche de ViPR 2.0, présentée par EMC début mai lors de l’EMC World. Comme sur les serveurs, l’idée est de permettre aux entreprises d’accéder à n’importe quel type de données sur l’intégralité des systèmes de stockage et depuis plusieurs endroits. La virtualisation considère le stockage comme une ressource collective divisible en systèmes virtuels selon les besoins de l’application.

Une gestion dynamique au service du coût

L’un des atouts de l’offre Elastic Storage d’IBM est de permettre de changer automatiquement l’emplacement des données les moins utilisées vers les systèmes de stockage les moins onéreux, de façon à laisser les solutions plus rapides et plus coûteuses, comme les baies Flash, traiter les données les plus demandées.

Cette gestion dynamique est déjà proposée par les principaux acteurs du stockage. Mais IBM veut être plus polyvalent en garantissant l’efficacité de son système dans des environnements hétérogènes, à l’inverse d’EMC qui n’a certifié que deux plateformes à ce jour (chez HP et NetApp).

Pour cela, l’entreprise compte s’appuyer sur les composants Cinder et Swift d’OpenStack, qui permettent d’accéder et de gérer des données dans les clouds privés et publics et de travailler avec des outils Hadoop. En plus du logiciel, Elastic Storage sera décliné en service cloud sur la plateforme IaaS SoftLayer.