Intel lorgne le marché des datacenters. En proposant un seul et unique socket réunissant une puce Xeon et un circuit logique programmable (FPGA), le numéro un des microprocesseurs délivre un composant à haute performance pour les centres de données.

Après avoir développé les puces Xeon Phi pour le traitement parallèle, c’est donc toute la famille Xeon E5 qui est redéfinie en y intégrant un FPGA, solution d’Intel pour faire face à la montée en puissance d’ARM et du constructeur AMD.

Un algorithme reconfigurable

La particularité du circuit logique programmable est qu’il peut être reconfiguré pour obtenir de meilleures performances.

C’est avec cet avantage qu’Intel compte séduire et se démarquer. « Le FPGA fournit à nos clients des capacités d’accélération cohérentes, à haute performance et reprogrammables », souligne Diane Bryant, directrice générale de la division datacenters chez Intel. L’algorithme pouvant être retravaillé et personnalisé, il peut délivrer une plus grande puissance, adaptée à des entreprises comme eBay ou Facebook.

« Le FPGA fournit un accès direct au cache et à la mémoire système », poursuit Diane Bryant. Une spécificité non négligeable pour quiconque souhaiterait maximiser la puissance d’un processeur Xeon.

Un secteur concurrentiel

Intel fait face à une bataille acharnée dans le domaine des puces reprogrammables. Des concurrents tels qu’ IBM se sont déjà positionnés sur ce terrain, avec notamment le Power 8, un processeur regroupant pas moins de douze cœurs dans une seule unité. Il intègre l’interface CAPI, qui permet d’adjoindre divers composants dont les puces FPGA.