Ce jeune éditeur, qui vient de lever un million d’euros, entend faire de son test TOSA la référence de la certification en informatique, à l’instar du TOEFL pour l’anglais.

Sur leurs CV, les candidats à l’embauche ont longtemps déclaré des compétences en informatique qu’il était quasi impossible de vérifier. Mais cette période semble révolue. Grâce au système d’évaluation TOSA (Test on Software Applications) de l’éditeur Isograd, il est désormais possible de recueillir une mesure objective ? et reconnue ? du niveau de qualifications et de connaissances informatiques de tout un chacun. Comme le TOEFL évalue votre niveau d’anglais, le TOSA analyse votre aisance devant un micro-ordinateur en la notant sur 1 000.

Logiciels et langages. Fondée en 2011 par Matthieu Lattes, diplômé de HEC et ancien conseiller en fusions acquisitions chez BNP Paribas, et Marc Alperovitch, diplômé de l’Isep et ingénieur informatique en banque d’affaires, l’entreprise a déjà réalisé plus de 30 000 tests portant sur la maîtrise des logiciels bureautiques (Word, Excel, Powerpoint) et des principaux langages de programmation (PHP, Java, C#…).

Parmi ses clients français figurent des établissements d’enseignement supérieur, tels que HEC, Dauphine, ou encore EM Grenoble, des organismes de formation, des cabinets de recrutement, ainsi que des SSII. Isograd propose deux types de produits : des tests d’évaluation ponctuels, d’une part ; et la solution de certification TOSA (79 euros ttc), d’autre part. Ces deux offres sont accessibles en ligne par abonnement (en mode Software as a Service).

Conquête mondiale. L’éditeur commercialise également ses solutions dans plusieurs pays comme le Canada, la Suisse, le Gabon ou le Cameroun. A l’étranger, il s’appuie sur un réseau de distributeurs. Il est actuellement à la recherche de partenaires pour distribuer ses tests TOSA aux Etats-Unis, dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et dans le monde francophone. “ Nous voulons être présents dans 50 pays d’ici à deux ans ”, affirme Matthieu Lattes, le président de cette jeune pousse.

Après avoir levé 400 000 euros lors d’un premier tour de table en 2011, Isograd vient de décrocher un million d’euros auprès d’investisseurs privés. En 2013, l’entreprise prévoit de réaliser 500 000 euros de chiffre d’affaires.