La Convention USF 2026 veut savoir jusqu’où les entreprises maîtrisent encore leur SI

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La Convention USF – Les 14 et 15 octobre 2026 – Strasbourg

Par Laurent Delattre, publié le 21 septembre 2026

Cloud, IA, données, dépendances technologiques… La souveraineté numérique n’a jamais autant occupé et préoccupé les DSI. Pour sa Convention 2026, l’USF en fait le fil rouge de deux journées consacrées aux réalités du monde SAP. Rendez-vous les 14 et 15 octobre à Strasbourg pour confronter promesses technologiques, contraintes opérationnelles et exigences de maîtrise du SI.

S’il est un rendez-vous où le discours SAP se confronte aux réalités du terrain, c’est bien la Convention USF.
Et pour son édition 2026, l’association des utilisateurs francophones a choisi un thème qui colle particulièrement bien aux préoccupations actuelles des DSI : « La souveraineté européenne : un défi pour garantir la confiance dans nos applications »

Créée en 1989 et totalement indépendante de SAP, l’USF reste l’une des associations d’utilisateurs IT les plus influentes de l’Hexagone. Elle revendique plus de 3 900 membres issus de quelque 450 organisations, avec une mission qui n’a guère changé : partager les retours d’expérience, décrypter les évolutions de SAP… et, lorsque nécessaire, faire entendre la voix des clients face à l’éditeur. Chose qu’elle fait indubitablement depuis sa création.

C’est d’autant plus important qu’en 2026, les sujets de friction ne manquent pas.

Cloud, IA, localisation des données, dépendances technologiques, résilience, réversibilité… La souveraineté numérique n’est plus simplement une affaire de localisation des datacenters ou de passeport du fournisseur. Elle pose désormais une question beaucoup plus concrète aux DSI : jusqu’où maîtrise-t-on encore réellement les applications, les données et les choix d’architecture dont dépend l’entreprise ? Bref, quel est notre degré de dépendance et quelle est notre capacité à s’en affranchir ?

Une interrogation particulièrement pertinente dans l’univers SAP, alors que l’éditeur pousse toujours plus fortement ses clients vers le cloud et fait de l’IA l’un des moteurs de sa stratégie.

Pour l’USF, la souveraineté touche autant à l’indépendance technologique qu’à la pérennité, à la résilience et à la capacité d’innovation des systèmes d’information. Avec un mot d’ordre : maîtriser davantage pour subir moins.

La Convention 2026 devrait donc une nouvelle fois faire office de grand bain de réalité pour l’écosystème SAP.

Au programme, plus de 100 partenaires exposants, quelque 70 ateliers de retours d’expérience clients, 5 ateliers consacrés aux roadmaps SAP, des conférences plénières et, surtout, deux journées d’échanges entre utilisateurs qui restent la vraie valeur ajoutée de l’événement.

Côté scène, Luc Julia, directeur scientifique de Renault, viendra justement poser la question « Vers une IA européenne souveraine, c’est possible ? ».

Autre temps fort, Olivier Nollent, Chairman et Managing Director de SAP France, interviendra le jeudi matin, après la présentation des très attendus résultats de l’enquête de satisfaction des clients SAP 2026.

L’explorateur et chercheur Christian Clot, directeur du Human Adaptation Institute, apportera un regard différent sur la transformation des organisations. Spécialiste de l’adaptation humaine aux environnements extrêmes et aux situations de crise, il travaille notamment sur la prise de décision, la coopération et la gestion de l’incertitude.

Sans oublier Gianmaria Perancin, président de l’USF et du SUGEN, qui devrait une fois encore porter directement les préoccupations des utilisateurs auprès de l’écosystème SAP.

Dans les faits, les ateliers couvriront aussi bien le cloud souverain, l’architecture et les systèmes d’information que la finance, les RH, les achats, la dématérialisation, la gouvernance ou les différentes solutions SAP. De quoi confronter les grandes annonces aux migrations, contraintes budgétaires et choix techniques du quotidien.

La Convention USF 2026 se tiendra les mercredi 14 et jeudi 15 octobre 2026 au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg. Deux jours pour parler souveraineté européenne, donc. Mais surtout pour déterminer jusqu’où cette souveraineté peut réellement exister lorsque le cœur applicatif de l’entreprise dépend d’un éditeur mondial et d’un cloud toujours plus incontournable.

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