Au-delà de la réduction de l'empreinte numérique, le DSI doit s'affirmer en moteur de l'entreprise "écoresponsable by design".

Green IT

La DSI, alliée indispensable de l’entreprise écoresponsable by design

Par La rédaction, publié le 06 janvier 2023

Au-delà de la réduction de l’empreinte numérique, le DSI doit s’affirmer en moteur d’une transformation durable et participer activement à rendre son entreprise « écoresponsable by design »…


Par Carole Davies-Filleur Directrice exécutive, responsable des activités Sustainability & Technology, Accenture France et Bénélux


Fondamental, le rôle de la DSI ne se limite pas à réduire l’empreinte environnementale du numérique. En accompagnant les métiers avec les données et les outils dont ils ont besoin pour agir, elle contribue activement à la réussite d’une démarche holistique qui embarque toute l’organisation vers un modèle d’excellence et un avenir durable.

Le pourquoi est derrière nous. Plus aucune entreprise ne se demande aujourd’hui si elle doit faire du développement durable, mais comment elle doit le faire. Chez Accenture, nous sommes convaincus que toute politique sérieuse en la matière s’appuie forcément sur une technologie responsable qui couvre trois volets : un numérique lui-même responsable ; une IT au service du développement durable ; enfin, un écosystème permettant d’agir sur toute la chaîne de valeur avec les fournisseurs et les clients.

Longtemps cantonnés à la seule réduction de l’empreinte environnementale du numérique, les DSI ont un rôle à jouer dans cette démarche globale en fournissant aux entreprises, et tout particulièrement aux métiers, les bons outils et les bonnes données.

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Donner les moyens d’agir

De fait, le développement durable n’est pas un sujet de DSI ni même de responsable RSE qui, soit dit en passant, a rarement les moyens financiers pour agir. C’est un sujet global qui impacte toute l’entreprise dans ses moindres process et peut l’amener à repenser son business model. On ne peut pas se contenter d’agir ici ou là. L’entreprise doit décider quels produits et services sont compatibles avec la trajectoire de réduction d’empreinte environnementale qu’elle s’est fixée et en inventer de nouveaux, alignés sur cette trajectoire. C’est bien entendu un sujet qui relève du Comex, avec un responsable qui coordonne les actions. Mais c’est également un sujet qui suppose une implication de tous les collaborateurs à tous les niveaux de l’entreprise.

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Chaque métier doit repartir du processus, identifier à quel moment la décision a un impact sur l’environnement et agir en conséquence. Mais pour être efficace, il a besoin de données et d’outils, non pas seulement pour regarder dans le rétroviseur en réalisant un reporting, mais pour simuler différents scénarios et agir en choisissant le meilleur.

Les DSI ont toujours été au service des métiers et de la réussite de leur organisation. Le développement durable leur offre une nouvelle fois l’occasion de le montrer. Alliés des métiers en leur fournissant les données et les outils dont ils ont besoin, ils sont aussi le partenaire incontournable du responsable de la stratégie de développement durable en l’aidant à repenser le business model et à innover. Car impact carbone, matières comme le plastique, polluants, déchets, besoins en eau, mais aussi impacts sociaux et risques éthiques sont autant de données déterminantes pour l’entreprise responsable. Et pourtant, ces données sont dispersées et peu disponibles au moment des prises de décision.

Capitaliser sur chaque projet

Pour autant, l’ambition n’est pas seulement de déployer une nouvelle plateforme ou un nouveau projet. De fait, les DSI doivent profiter de la dynamique instaurée par la transformation numérique pour insuffler une composante durable dans chaque projet. Typiquement, à l’heure où l’entreprise déploie d’importants efforts pour évoluer vers le modèle data-driven, ils doivent capitaliser sur les solutions mises en place pour intégrer de nouveaux flux, qu’il s’agisse d’alimenter les métiers en données utiles pour leur stratégie durable ou d’enrichir les écosystèmes créés avec les partenaires, notamment dans le cadre du Scope 3, afin d’obtenir l’empreinte globale d’un produit ou d’un service.

Chaque euro dépensé pour la transformation numérique doit être un euro utile pour accélérer la transformation durable. Autrement dit, les entreprises doivent arriver à concilier transformation numérique, transformation business et transformation durable dans une stratégie globale.

Au même titre que la sécurité est aujourd’hui prise en compte dans chaque développement avec l’approche « security by design », la composante durable doit devenir systémique avec un modèle « sustainability by design » appliqué dès le démarrage de chaque projet. 

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