L’Association lance un concours pour prouver que les logiciels libres ont aussi leur place sur les tablettes. Mais les iPad et les modèles Android 3.0 sont handicapés.

Certes ni l’iPad, ni les tablettes Android 3.0 n’utilisent des systèmes d’exploitation à code source libre. Mais l’Aful (Association francophone des utilisateurs de logiciels libres) lance tout de même son concours AFULTab pour « libérer les tablettes ». « L’objectif est de faire de la démonstration qu’il est possible en six mois de proposer une tablette dont l’ensemble des logiciels système et applicatifs est sous licence libre et dont le périmètre fonctionnel est compatible avec un usage en entreprise et un usage de loisirs », déclare Laurent Séguin, président de l’Aful.

Certains projets pourront être soutenus à hauteur de 800 euros

A noter que l’Aful pourra soutenir un nombre limité de candidats à hauteur de 800 euros. Le gagnant remportera l’intégralité de la cagnotte, « qui est appelée à grossir pendant toute la durée du concours en fonction des mécènes qui se feront connaître », indique le communiqué de l’Association.

Il n’empêche : toutes les tablettes du marché ne sont pas logées à la même enseigne. Les propriétaires d’iPad ou de modèles Android 3.0 (Honeycomb) devront d’abord réécrire le microcode (firmware) de leur tablette pour pouvoir y installer un système sous licence GPL. Une tâche assez complexe. Ceux qui partent de modèles Android 2.x ou Windows seront avantagés, car ils n’auront qu’à se concentrer sur les applications ou à installer un système libre comme Ubuntu.

Les dossiers de candidature sont attendus avant le 16 décembre 2011 midi, heure de Paris.