Déporter l’intelligence du robot dans le réseau est une piste explorée dans la robotique de loisir, notamment. Puisqu’il est complexe et coûteux de doter un robot de capacités de calcul importantes, des fabriquants comme Gostai ont choisi de ne réaliser au niveau du robot qu’un minimum de traitements. L’essentiel des calculs est alors effectué sur un serveur, puis envoyé au robot via une liaison Wi-Fi.

Un nouveau service est même apparu sur le net : MyRobots.com, un site qui se veut être le Facebook des robots et, accessoirement, une plate-forme d’échange entre robots et applications. « Le concept est intéressant, mais dans un environnement industriel,  l’architecture doit être le moins possible sujette à des interférence extérieures. »

« A partir du moment où on passe par un réseau, on introduit une notion de risque. C’est comme toutes les grandes idées : on commence par des problèmes, puis on les règle et ces grandes idées deviennent pragmatiques », assure Jean-Hugues Ripoteau, directeur général de Fanuc France.  

Reste les problèmes de calcul à régler : « Il y a le calcul des trajectoires d’une part, et la gestion de ces trajectoires et leur asservissement, d’autre part. Et pour ça, il faut être au plus près des moteurs, et disposer de supraconducteurs jusqu’au centre de traitement. Mais c’est encore de la science-fiction ! »

L’architecture Cloud proposée par MyRobots.com