Selon le rapport de la Commission européenne publié lundi, les utilisateurs de téléphones mobiles européens n’utilisent que très peu leur terminal à l’étranger. En Europe, ils sont plus d’un quart à éteindre tout simplement leur téléphone dès qu’ils quittent les frontières de leur pays pour un autre État membre.
Cette proportion atteint 41 % en France, le mauvais élève de cette étude menée auprès de 28 000 personnes. En cause, les tarifs de l’itinérance mobile au sein de l’Union européenne qui restent toujours très élevés, en dépit d’offres plus alléchantes depuis le début de l’année 2014.
Les chiffres dévoilés par la Commission européenne révèlent aussi que moins de 10 % des Européens utilisent leur service de courriels sur les réseaux mobiles, sans se soucier du surcoût. Le volume d’utilisations « basiques » de ces terminaux souffre de la même façon des tarifs proposés.

Enfin, une infime proportion d’Européens (8%) utilise le service d’appel vocal de son opérateur à l’étranger. Et seul un quart d’entre eux estime envoyer autant de textos de l’étranger que depuis l’intérieur des frontières de son pays.
Des offres de plus en plus raisonnables
Les opérateurs tentent aujourd’hui d’inverser la tendance, notamment en France, dont les acteurs sont cités en exemple à la fin du rapport. Ainsi, fin janvier, Orange a publié une nouvelle offre de tarifs incluant les appels vocaux et les SMS illimités en Europe. Une initiative suivie par son concurrent SFR, et que propose également Bouygues Telecom.
Cependant, le coût de ces offres « Europe » restent en moyenne dans la fourchette haute des forfaits moyens des Français. Or, dans l’Hexagone, plus de 80% des utilisateurs disposent d’un forfait dont le coût est inférieur à 30 €. L’offre « Europe » reste donc globalement une solution « Premium ».
Free Mobile, dans la lignée de ses précédentes offensives tarifaires, propose de son côté une option moins onéreuse, mais plus réduite. La filiale du groupe Iliad dispose ainsi de Pass Destination à ajouter au forfait commercialisé 19,99 €. Il permet d’appeler depuis certains pays d’Europe vers la France, les DOM, mais aussi vers les numéros du pays duquel est passé l’appel, sur une durée de 35 jours par an.