Le Cigref, réseau de grandes entreprises françaises, vient de rendre publique une réflexion sur l’utilisation dans un cadre professionnel de logiciels d’occasion.

Le rachat est en effet autorisé pour les licences inutilisées, depuis un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne rendu le 3 juillet 2012.

Potentiellement, ce marché de l’occasion a de quoi intéresser les DSI : alors que les technologies de l’information ont représenté un surcoût de 11 % en 5 ans pour les entreprises, les logiciels comptent pour un tiers de ce budget.

Un volume d’affaires estimé à 35 M€ en Allemagne

La migration vers le SaaS a certes permis de baisser les coûts à court terme, mais elle se révèle plus onéreuse à l’usage : les auteurs de la réflexion du Cigref estiment qu’au bout de 2,5 à 4 ans, le montant d’acquisition d’une licence est dépassé.

Il reste donc cette solution des logiciels d’occasion, d’autant que 25 % des entreprises seraient en situation de « sur-licensing », de détention de licences dont elles n’ont plus l’usage.

Que ce soit pour des raisons de migration vers une solution plus récente ou de fusion-acquisition, par exemple, ces entreprises perdent donc de l’argent. Céder leurs logiciels inutilisés serait un moyen d’alléger un peu la note des dépenses IT. En Allemagne et en Grande-Bretagne, où cette pratique est monnaie courante depuis une quinzaine d’années, le volume d’affaires correspondant est estimé respectivement à 35 et 25 M€.