Des analystes doutent que son rachat par Fairfax puisse être conclu ou sauve la firme. Le financement n’est pas bouclé et le temps joue contre BlackBerry.

BlackBerry a t-il trouvé le bon acquéreur avec le fonds Fairfax ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer, mais quelques analystes émettent des doutes sur la faisabilité et les objectifs de cette opération de rachat.

A ce jour, le fonds Fairfax n’a conclu qu’une lettre d’intention. Il se place en position de meneur d’un consortium qui s’est engagé à réunir la somme de 4,7 milliards de dollars (US) pour racheter l’entreprise, d’ici le 4 novembre.

Le fonds Fairfax, déjà principal actionnaire minoritaire de Blackberry, a prévu d’apporter sa participation de 10 % dans l’opération de rachat mais n’a pas révélé les investisseurs qui le rejoindraient pour financer le restant de la somme.

« La firme prévoit de financer le reste avec des injections de liquidités et des prêts bancaires. Cela nous apparaît irréaliste » a commenté Pierre Ferragu, analyste industriel au sein du cabinet Bernstein Research, dans le quotidien économique britannique Financial Times.

D’autres analystes contestent le principe même de l’opération et sa capacité à sortir BlackBerry de l’ornière. Selon Jan Dawson, analyste spécialiste des télécoms au sein du cabinet anglais Ovum, « le problème clé de BlackBerry, pour les deux dernières années, a été l’absence d’une stratégie à long terme ».

Son diagnostic sur l’avenir de BlackBerry est pessimiste : « Sauf à changer radicalement ou à accélérer la stratégie de BlackBerry, il est peu probable que Fairfax parvienne à redresser la société. Cela signifie qu’il est probable que ce soit le début de la fin pour l’une des marques les plus emblématiques de la technologie mobile».

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– Vendu, BlackBerry pourrait arrêter de fabriquer des smartphones (publié le 24 septembre 2013)