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LE SHORT : Les Cyberattaques de l’été 2026 ou quand les pirates entrent par la grande porte
Par Laurent Delattre, publié le 08 septembre 2026
Canicules, incendies et… fuites de données. L’été 2026 n’aura décidément laissé personne au frais. Dans son nouveau Short, Thomas Pagbé décrypte sur une impressionnante succession de cyberattaques contre les services publics français. Et derrière des incidents très différents se cache souvent le même scénario : des pirates qui ne cassent pas la serrure puisqu’ils ont déjà récupéré les clés.
Il y a des étés où les DSI peuvent vaguement espérer que le mois d’août leur offrira quelques semaines de tranquillité. 2026 n’était manifestement pas de ceux-là.
Pendant que les Français cherchaient désespérément un coin d’ombre, les équipes cybersécurité du secteur public voyaient, elles, leurs tableaux de bord passer progressivement du vert au rouge. Puis du rouge à une couleur que les fabricants de SIEM devraient probablement baptiser « panique estivale ».
Cet été particulièrement agités pour la cybersécurité des services publics français méritait bien un Short.
Des millions de données dans la nature
La série noire, ou rouge, a commencé dès le printemps avec France Titres, anciennement ANTS, et l’exposition de plus de 11 millions de comptes. Puis tout s’est enchaîné très vite. 73000 utilisateurs Tchap exposés. 550.000 comptes extraits de la plateforme JeVeuxAider.fr. Pour ne citer que ces deux cas. En juillet, le ministère de l’Éducation nationale découvre une intrusion réalisée à partir d’un compte professionnel usurpé. Le groupe ZeroBytes revendique alors des données concernant plusieurs millions d’élèves, même si l’ampleur exacte de l’attaque reste encore à établir. Et Août poursuit sur la lancée avec notamment Bloctel, avant que le dossier de la DGFiP ne vienne rappeler que, même en période de congés, les cybercriminels ne semblent pas avoir activé leur réponse automatique d’absence. Près de 680 000 particuliers et professionnels sont concernés par des accès illégitimes réalisés à l’aide d’identifiants appartenant à un agent des Finances publiques et à un tiers autorisé.
Le pirate qui ressemble à un utilisateur normal
Mais le véritable intérêt de cette accumulation d’incidents n’est pas seulement statistique. Car dans plusieurs de ces attaques, les pirates n’ont pas forcément découvert une vulnérabilité digne d’un concours de hacking. Ils se sont connectés avec des identifiants parfaitement valides.
Et c’est précisément ce qui complique considérablement la vie des RSSI. La question n’est donc plus simplement : « Cet utilisateur est-il autorisé à se connecter ? » Elle devient : « Est-il normal que cet utilisateur réalise cette action, à cet instant, avec ce volume de données ? »
Autrement dit, protéger les identités ne consiste plus seulement à contrôler l’entrée. Il faut également surveiller ce qui se passe après l’authentification. MFA résistant au phishing, moindre privilège, segmentation des accès, surveillance des comportements ou détection des extractions inhabituelles deviennent alors essentiels.
En 2026, le pirate le plus difficile à repérer n’est plus celui qui défonce bruyamment la porte du système d’information. C’est celui qui entre tranquillement par l’accueil avec un badge parfaitement valide.
Un sujet chaud, décrypté dans ce nouveau Short, et que nous vous invitons à prolonger à l’occasion d’une interview consacrée aux solutions de gestion et de sécurisation des identités et des accès.
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