Cinquante-cinq pour cent d’abonnés en plus, une couverture en hausse de 43 % : pas de doute, le très haut débit a sérieusement progressé en Europe l’an passé, si l’on en croit l’étude de l’IDATE. 2014 a même été la meilleure année depuis fin 2010 pour ce qui est des abonnés, puisqu’on en comptait 14,6 millions pour le FTTH/B (fibre optique jusqu’à l’immeuble), alors que 59 millions de foyers étaient desservis.

Ce sont les opérateurs historiques qui tirent le mieux profit de cette croissance : ils desservaient 46 % des foyers en 2014, en hausse de 3 % d’une année sur l’autre. Parmi eux, Telefonica est celui qui a le plus progressé, passant de 1,7 million de foyers à 6 millions en un an.

L’Espagne et la Suède se distinguent

L’opérateur ibérique n’entend pas s’arrêter là, puisqu’il espère couvrir 10 millions de foyers d’ici la fin 2015. Son plan de croissance semble réaliste, car c’est en Espagne que l’on trouvait, en 2014, le plus grand nombre de nouveaux abonnés au très haut débit : 800 000.

La France, elle, a vu le nombre de ses abonnés croître de 25 % pour atteindre 600 000 foyers desservis à la fin de l’année.

Enfin, la démarche de la Suède préfigure peut-être celle d’autres pays européens : le royaume accentue son effort pour permettre aux logements individuels l’accès au très haut débit, alors qu’ils sont ailleurs généralement délaissés, car jugés moins rentables. La Suède a pu compter sur le dynamisme d’opérateurs locaux, dont plus de 50 % du budget ont été consacrés à cette clientèle potentielle, principalement pour racheter aux collectivités les réseaux de fibre.