Longtemps présentées comme une voie rapide vers les métiers du développement, de la data ou de la cybersécurité, ces formations intensives n’offrent plus le même attrait en temps de crise et à l’ère de l’IA. Des entreprises continuent néanmoins à recruter ce type de profils et avancent de bonnes raisons.
Vous souvenez-vous de la Grande École du Numérique (GEN) ? Née en 2015, sous la présidence de François Hollande, ce groupement d’intérêt public, aujourd’hui dissous, avait pour mission d’ouvrir les métiers du numérique à d’autres populations que les seuls diplômés d’écoles d’ingénieurs. En labellisant une nouvelle génération d’organismes de formation comme Simplon, Holberton School ou Le Wagon, cette GEN revendique avoir formé, en dix ans, près de 45 000 personnes éloignées de l’emploi : décrocheurs scolaires, demandeurs d’emploi de longue durée, mères célibataires en voie de reconversion, travailleurs en situation de handicap. En ralliant ces personnes aux parcours atypiques, elle a aussi contribué à la féminisation et à la diversité de la tech en France. Le concept de départ était simple. Proposer des formations intensives de quelques mois pour préparer aux métiers du développement web, du marketing digital, de la data ou de la cybersécurité. Pas de prérequis académiques, le candidat était avant tout évalué sur son esprit logique, sa motivation et sa capacité à suivre dans la durée un cursus particulièrement intensif. La formation était généralement gratuite pour l’apprena...
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