Selon un baromètre réalisé par l’éditeur JVS-Mairistem auprès de 759 mairies de moins de 10 000 habitants, les collectivités locales restent encore trop faiblement dématérialisées. La faute à des contraintes budgétaires et territoriales dont les plus petites maires paient le tribut.
Ainsi, pour les communes de moins de 1 000 habitants, 91 % disposent de moins de 5 postes d’ordinateurs, 69 % ne bénéficient d’aucun serveur informatique et 46 % à peine ont accès au haut débit. La situation s’améliore nettement pour les mairies de 3 501 à 10 000 habitants : 90 % possèdent plus de 20 ordinateurs, 93 à 100 % disposent d’un serveur informatique et 67 à 69 % bénéficient d’une connexion Internet haut débit.
Ces carences numériques se retrouvent, par corrélation, dans les outils de gestion de la relation citoyens. 66 % des communes de moins de 1 000 habitants n’ont pas de site Internet, 73 à 96 % d’entre elles ne disposent pas d’adresses e-mail professionnelles et seulement 17 % fournissent un accès WiFi à leurs administrés.

La tendance est, une fois de plus, sensiblement meilleure du côté des villes de 3 501 à 10 000 habitants: la majorité est dotée d’un site Internet (85 à 98 %), mais 71 % n’offrent aucune adresse e-mail professionnelle et à peine 43 % sont en capacité de proposer du WiFi à leurs citoyens.

Les agents et élus mal équipés

Les personnels des mairies se révèlent également assez peu équipés en termes d’outils technologiques. Ils sont 7 % dans les communes de moins de 1 000 habitants à être dotés de téléphones portables, et 34 % dans les villes de plus de 3 501 habitants. Cette proportion tombe respectivement à 3 et 12 % pour les tablettes.

Les élus se montrent, eux, plus enclins à l’usage du numérique : 28 à 69 % d’entre eux utilisent un téléphone mobile, et 10 à 37 % une tablette.
Enfin, et c’est une des raisons du grand plan République Numérique présenté en septembre par François Hollande, encore trop peu de mairies ont nommé à ce jour un élu en charge du numérique. En effet, 19 % des communes de moins de 1 000 habitants disposent d’un référent numérique, un pourcentage qui passe à 27 % dans les collectivités locales de moins de 3 500 habitants et qui s’élève à 44 % pour les villes de 3 501 à 10 000 habitants.