Le big data n’est plus seulement un mot à la mode, c’est une réalité. Une étude du cabinet Gartner réalisée auprès de 437 de ses membres montre que 75 % des sociétés investissent en matière de big data, ou projettent de le faire d’ici les deux prochaines années. C’est 3 % de plus qu’en 2014. Au cœur de cette adoption massive, se trouvent des objectifs business concrets de la part des entreprises : améliorer l’expérience client (64 %), avoir un marketing plus ciblé reposant sur l’analyse des données (47 %), rationaliser les processus (47 %) ou réduire ses coûts.

Si le big data peut faire gagner en chiffre d’affaires et optimiser les dépenses, il devient également un élément stratégique de la protection d’une organisation et de ses clients. En effet, il est de plus en plus utilisé à des fins de sécurisation. Ainsi, tandis que 15 % des projets big data intégraient cette donnée en 2014, elle est présente dans 23 % des chantiers actuels.

Une démocratisation du big data

Alors que le big data a d’abord été présenté comme un phénomène complexe (traitement de données massives et hétérogènes de façon rapide), de nombreuses solutions métier ont émergé ces dernières années, des outils notamment disponibles en ligne (SaaS). Ils ont contribué à rendre le big data « familier ». Les entreprises en sont alors venues à y recourir pour servir des objectifs concrets et mesurables.

Ainsi, lorsque Gartner demande à son panel s’il s’attend à un retour sur investissement positif de leurs projets big data, une majorité répond positivement. Avec un bémol. Encore un certain nombre de sociétés (43 %), ne savent pas si le big data sera rentable ou non pour leur activité. Une preuve de son jeune âge, mais aussi, estime le cabinet, de la difficulté actuelle à définir en amont la valeur attendue de ce type de projet.