Uniquement destinée aux éditeurs d’applications Saas, l’offre Cloud Storage vient concurrencer S3 d’Amazon.

Il n’y a pas qu’Amazon qui propose aux éditeurs des outils pour mettre leurs applications en mode Saas (Software as a Service). Google rattrape son retard en gonflant, au fil des mois, la liste de ses services hébergés. Le dernier en date est Cloud Storage, un espace de stockage en ligne pour héberger les données d’une  application web. Concurrent du stockage en ligne S3 d’Amazon, Cloud Storage présente l’avantage d’être un peu moins cher que son concurrent, à raison d’environ deux cents de dollars en moins par Gigaoctet.

Les deux offres sont tarifées à la carte. L’éditeur qui y souscrit devra payer de 10 à 15 cents pour chaque gigaoctet qu’il stocke, et presque autant pour chaque gigaoctet que ses utilisateurs téléchargeront. Les prix sont dégressifs –  plus il y a de gigaoctets, moins ils valent cher – et dépendent de la géographie : les téléchargements depuis l’Asie coûtent plus cher que ceux effectués depuis l’Europe ou les Etats-Unis. Enfin, l’offre Cloud Storage n’est pas limitée en capacité.

Uniquement pour les éditeurs

Solution uniquement destinée aux éditeurs, Cloud Storage n’est absolument pas conçue pour stocker ni partager en ligne les documents des utilisateurs, qu’ils soient professionnels ou particuliers.

Le propos de Google est ici d’offrir en ligne des modules fonctionnels (plate-forme Paas) qu’il suffit d’assembler au moyen de langages comme Python ou Java, pour programmer des applications. Applications qui seront dès lors hébergées chez Google, c’est-à-dire en ligne aussi et donc en mode Saas.

Le système économique est que Google et Amazon se rémunèrent sur l’activité informatique que génère chaque application, en termes de puissance et de bande passante utilisées, et non sur son activité commerciale, laquelle reste le sujet de préoccupation du seul éditeur.

Moins chère, la plate-forme de Google présente néanmoins le défaut de générer des applications qui seront impossibles à exporter vers une autre plate-forme cloud. Plus universelle, la solution d’Amazon consiste à héberger les outils dans des machines virtuelles Linux ou Windows traditionnelles (en mode Iaas).

Outre Cloud Storage, Google lance aussi deux autres services : Prediction API se sert de données déjà enregistrées pour anticiper celles à venir, et Cloud SQL donne accès à une base de données de type Oracle ou MySQL.