Microsoft a fini par mettre la main sur la téléphonie mobile de son partenaire. Une manière de sécuriser l’avenir de Windows Phone face à iOS et Android.

La téléphonie mobile de Nokia a fini par tomber dans les bras de son partenaire stratégique, Microsoft. L’éditeur américain rachète pour 5,4 milliards d’euros, toute l’activité de téléphonie mobile, incluant les terminaux et les brevets. 

Ce rachat inclut la gamme de smartphones Lumia, qui fonctionne avec Windows Phone, depuis l’accord stratégique entre les deux alliés conclu en 2010, ainsi que les téléphones mobiles de la gamme Asha, qui fonctionne avec un système d’exploitation propre à Nokia.

Stephen Elop, le PDG de Nokia, issu de Microsoft, retournera chez son ex-employeur à l’issue de la transaction, ce qui en fait un candidat sérieux à la succession annoncée de Steve Ballmer.

Cette acquisition confirme la nécessité stratégique pour Microsoft de disposer de sa propre activité de conception et de fabrication de smartphones. Son enjeu est de conforter la place de troisième de Windows Phone sur le podium des systèmes d’exploitation mobile, derrière le quasi-duopole que représentent iOS (Apple) et Android (Google).

Google n’avait pas raisonné autrement lorsqu’il a la mis la main sur la téléphonie mobile de Motorola en 2011, au risque de se mettre à dos les autres fabricants de smartphones ayant choisi Android

Dans le cas de Microsoft, c’est clairement le risque de marginalisation de Windows Phone qu’il tente d’endiguer en mettant la main sur une marque et une gamme de téléphones mondialement connues.

Nokia conserve l’activité d’équipements télécoms pour opérateurs et les logiciels de cartographie et de navigation Here (que Microsoft pourra utiliser sous licence).

Retrouvez notre dossier complet sur le rachat de Nokia par Microsoft.