Les deux opérateurs veulent partager une partie de leurs réseaux mobiles. Une première en France, dictée par des impératifs financiers liés aux réseaux 4G.

La mutualisation des réseaux de téléphonie mobile arrive en France. Elle concerne deux opérateurs, SFR et Bouygues Telecom, qui sont en négociation pour partager une partie de leurs  réseaux mobiles.
 
L’ambition des deux opérateurs est d’aboutir à un accord avant la fin de 2013. Celui-ci sera soumis à l’examen  de
l’Autorité de la concurrence et de l’Arcep.

Ce type d’accord, encore inédit en France, consiste à partager à deux les coûts liés à l’infrastructure télécoms d’un réseau mobile pour en tirer un avantage économique et technique (meilleure couverture géographique, déploiement plus rapide, etc…).

C’est d’ailleurs l’argument avancé par Bouygues Telecom et SFR qui affirment vouloir relever le défi que représente  l’investissement dans les réseaux mobiles 4G, en cours de déploiement, à l’origine de ces négociations.

Trois modalités de partage de réseaux mobiles

Les éléments concernés par ce partage sont, soit les infrastructures passives (pylônes,  locaux, toits) d’un réseau mobile, soit les équipements « intelligents », soit les fréquences. Ces modalités sont très différentes et il encore trop tôt pour dire laquelle sera choisie par les deux futurs partenaires.

Le partage des infrastructures passives consiste à utiliser, à deux, des sites en partageant les locaux techniques, les câbles, la climatisation. Chaque opérateur garde ses antennes-relais et ses fréquences. C’est la modalité de partage la moins « impliquante » et la plus souple.

La mutualisation active concerne les antennes-relais et les équipements électroniques associés (contrôleurs). Elle génère des économies plus importantes puisqu’il y a partage de matériels onéreux. Mais, elle suppose des échanges d’informations « sensibles » entre les deux partenaires, ce qui peut poser des problèmes au regard de la concurrence.
 
La troisième modalité -le partage de fréquences- semble à écarter d’emblée. Elle s’apparenterait à une intégration forte entre les deux opérateurs qui s’y engageraient, leurs clients accédant à l’ensemble des fréquences mutualisées.