Selon Elon Musk, fondateur de Neuralink, son interface homme-machine devrait être en mesure de commencer à aider les personnes atteintes de maladies cérébrales dès l’année prochaine…

Elon Musk ne fait pas que des voitures électriques. Il envoie aussi des fusées dans l’espace, il prépare la conquête de Mars et… s’apprête à connecter nos cerveaux à la machine.

L’idée n’est pas nouvelle : de nombreux laboratoires à travers le monde travaillent sur des interface homme-machine depuis des années. Mais aucune entreprise ne s’était vantée d’avoir une technologie opérationnelle, prête à être testée sur l’homme!
Certes, Elon Musk est un habitué des grandes déclarations qui font sensation. Mais il a aussi prouvé que ses rêves de science-fiction finissaient toujours par prendre forme.

Avec sa « dentelle neuronale », il entend une nouvelle fois bouleverser la science. Conçue par sa start-up Neuralink, cette technologie ressemble à un minuscule capteur constitué de fils très fins implantés dans le tissu cérébral. Les fils mesureraient entre 4 à 6 μm, soit 0,004 à 0,006 millimètres ou l’équivalent du quart d’un cheveu ! Ils seraient implantés dans le cerveau par un robot spécialement conçu pour opérer cette tâche de haute précision, capable d’insérer six fils (192 électrodes) par minute.

Pour l’heure, Neuralink s’en tient à l’expérimentation sur des animaux. Mais la start-up espère réaliser un premier test humain en 2020. D’ici là, elle devrait être en mesure de remplacer le câble USB qui relie les puces implantées dans le cerveau à l’ordinateur par une connexion sans fil avec transfert de données à haut débit.

Dans un premier temps, Elon Musk et ses acolytes se sont fixés pour objectif de permettre à des humains souffrant de handicaps lourds, comme des tétraplégiques, de contrôler un smartphone ou un ordinateur par la pensée. Mais les ambitions de l’entrepreneur futuriste ne s’arrêtent pas là. De son propre aveu, Elon Musk craint que les hommes deviennent les animaux domestiques d’une intelligence artificielle élaborée. Transhumaniste affirmé, il mise sur une synergie entre l’intelligence biologique et digitale (IA) pour faire front et éviter un avenir à la Matrix ou contrôlé par un Terminator.