Prisme.ai aide les entreprises à passer l’IA et ses agents à l’échelle La start-up toulousaine propose une plateforme souveraine d’IA générative permettant de créer et de déployer des agents dans un cadre gouverné. Elle a déjà séduit Orange, Air Liquide, Crédit Agricole, Bouygues Telecom et EDF. Après les phases d’expérimentations et de POC, 2026 doit être l’année de l’industrialisation de l’IA générative. Cela suppose toutefois que l’accès aux grands modèles de langages (LLM) ne soit pas limité à un cercle restreint d’experts, mais qu’il s’étende aux opérationnels du terrain, les mieux à même de déceler les gisements de productivité apportés par l’IA. Prisme.ai surfe sur cette tendance de la « Self AI » permettant à un collaborateur de créer ses propres agents IA pour automatiser les tâches de son quotidien. Une fois validés par une instance de contrôle, ces agents peuvent être partagés dans son service ou à l’ensemble de l’organisation. Client de la start-up, Bouygues Telecom a ouvert sa plateforme à ses 11 000 collaborateurs. Deux mois plus tard, plus de 800 agents étaient créés dont une quarantaine sont mutualisés. EDF a choisi également de rendre accessible son portail « multi IAGen » à ses 160 000 employés. « Prisme.ai favorise la décentralisation des usages vers les métiers tout en maintenant un contrôle avec des experts techniques, dans un environnement maîtrisé et sécurisé qui prévient la shadow AI », avance Wafaâ Amal, le CEO de la start-up. En fonction du degré de maturité de l’organisation ou du niveau de compétences, cette autonomisation des métiers peut être ajustée. Fondée en 2016 par Antoine Adil Aamarcha, ancien directeur technique Orange, dont la vision portait sur le développement de bots conversationnels, Prisme.ai coche d’autres cases dont celle de la souveraineté. La plateforme est agnostique aux modèles de langage. Une organisation peut basculer d’un LLM à un autre, qu’il soit proposé par OpenAI, Mistral AI, Claude ou Google Gemini. Cette flexibilité se retrouve dans le mode d’hébergement. La plateforme peut être auto-hébergée sur site ou disponible en mode SaaS. Dans ce cas, l’entreprise choisit le provider : OVHcloud, Outscale, Microsoft Azure, AWS ou Google Cloud. En fonction de la criticité des données, elle peut adopter une approche hybride, associant environnements cloud et on-premise. La plateforme intègre par ailleurs des mécanismes de gouvernance pour gérer les droits d’accès des utilisateurs, contrôler l’utilisation des agents, ajouter des règles métiers et garantir la conformité aux politiques de l’entreprise. Reposant sur une architecture modulaire, elle propose des solutions spécifiquement dédiées à des cas d’usage comme un chatbot de type ChatGPT, un RAG pour la gestion de la connaissance ou un moteur pour requêter des données structurées en langage naturel. Cette approche tout-en-un a séduit une trentaine d’entreprises, des ETI ou des grands comptes comme Orange, Air Liquide, Crédit Agricole. Grâce à son activité originelle de bots conversationnels, la start-up est également présente au sein de collectivités locales, à Cannes ou à Issy-les-Moulineaux, où elle a développé le chatbot baptisé IssyGPT. Avec un siège social à Toulouse et une antenne à Berlin, Prisme.ai emploie une trentaine de collaborateurs. « Autofinancée et indépendante, la société se développe loin des projecteurs parisiens et a su montrer sa solidité financière », se réjouit Wafaâ Amal. Son objectif est désormais de devenir la solution agentique de référence en France et en Europe.

Data / IA

Prisme.ai aide les entreprises à passer l’IA et ses agents à l’échelle

Par Xavier Biseul, publié le 22 juin 2026

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