Les dépenses IT ne devraient progresser que de 4,5 % en 2016, pour atteindre 2 963 Md$, un chiffre que Forrester, à l’origine de l’étude, qualifie de modéré. Et pour cause, le cabinet spécialisé avait d’abord tablé sur une progression de 5,3 %, avant de revoir ses prévisions à la baisse. Cette tendance devrait se confirmer en 2017 avec une progression annoncée de 4,7 %.

Dans le détail, on constate un important contraste dans la progression des niveaux de dépenses IT, particulièrement au sein de l’Union européenne. Ainsi, la France n’enregistre qu’une hausse de 1,5 %, à 178,5 Md$, quand les dépenses britanniques bondissent de 8 %. Mauvais élève des économies de l’UE, l’Hexagone est aussi surclassé par l’Allemagne (+3,1 %), l’Italie (+4,4 %), l’Espagne (+5,7 %) et les pays scandinaves qui oscillent autour des 5 % de progression. Enfin, la Russie, sous le coup de sanctions économiques européennes et américaines, devrait voir baisser ses dépenses IT de 16,1 %.

Orientation client, SaaS et analytique

Dans son étude, le cabinet Forrester identifie plusieurs moteurs de la progression des dépenses IT. Parmi eux, ce sont les technologies dites orientées clients qui font la course en tête en générant près d’un quart des investissements IT pour 2016 et 2017.

De plus, l’adoption grandissante du cloud devrait pousser le secteur du SaaS (Software as a Service), autre moteur fondamental identifié par cette étude. Particulièrement sollicité dans les domaines du CRM, de la gestion de talents et l’analytique, ses revenus d’abonnement pourraient égaler, à l’horizon 2017, ceux des licences et de la maintenance logiciels.