Douze partenaires, parmi lesquels le français Atos via sa filiale espagnole, viennent de donner naissance au projet de R&D RePAIR. Il s’agit, pour ce consortium, de développer un système de maintenance et de réparation destiné à l’industrie aéronautique. Le projet s’appuie sur l’impression 3D et les technologies de fabrication additive.

Malgré des coûts de production unitaires encore élevés, les technologies additives sont déjà à l’œuvre. Selon François Guilbault, ingénieur et président de Solaxis, entreprise canadienne de services de numérisation 3D, certaines pièces des ailes des Airbus A380 et Boeing 787 sont produites à l’aide de ces procédés. La réduction des coûts de maintenance et de réparation est alors l’un des défis majeurs à relever. Challenge auquel va s’attaquer le projet americo-européen RePAIR.

Le projet RePAIR marque un tournant

Englobant l’ensemble des étapes du processus, de la prévision des besoins en pièces detachées à la maintenance et la réparation des aéronefs in situ, RePAIR vise à apporter des moyens à l’industrie aéronautique pour maximiser le rendement des processus, sans omettre, parrallèlement, un double objectif d’amélioration de la qualité et la fiabilité des pièces produites.
En conséquence, RePAIR développera une palette technologique pour une exploitation optimale des systèmes d’impression 3D.

 » Chez Atos, nous pensons que l’heure  est  venue de  donner  un  dernier  coup  de  pouce  aux  technologies additives de fabrication et RePAIR est une occasion unique d’offrir tous les avantages de cette  stratégie à l’industrie aéronautique « , indique Jorge Pereira, directeur de l’aéronautique et de la construction du groupe de recherche et d’innovation chez Atos.

Ce projet, dont le coût total est estimé à près de 6 M€, est financé par l’Union européenne à hauteur de 4,3 M€. Les partenaires du consortium devraient, vraisemblablement sous 3 ans, être en mesure de présenter de véritables applications de leurs développements.