Contrairement à la croyance populaire, le salarié français est d’autant plus emballé par la transformation numérique qu’elle lui donne l’opportunité de s’autoformer et développer de nouvelles compétences.

Résistance au changement, immobilisme et autres angoisses… les utilisateurs sont souvent perçus par l’IT – et par la direction générale – comme un frein aux évolutions. Si l’on en croit une étude conduite par HRM digital lab (laboratoire d’étude et d’analyse de la transformation digitale des ressources humaines de l’Institut Mines-Télécom Business School) en partenariat avec Kantar TNS et OpenSourcing, ils ont tort ! De fait, les salariés français sont clairement prêts pour la transformation digitale. Une majorité d’entre eux l’envisage même de façon très positive (84%) et 40% considèrent que le numérique va modifier leur métier et le rendre plus intéressant dans les années à venir.
Et ce, même quand l’IA pointe son nez, les salariés n’ayant pas fait étalage d’inquiétudes particulières par rapport à l’arrivée de l’intelligence artificielle dans leur métier.

Émergence du salarié self RH 

Selon l’étude, plus de la moitié des salariés (65%) pensent aussi avoir une très bonne ou une bonne maîtrise du numérique dans le cadre de leur travail. Et pour cause ! Plus de la moitié (52%) a recourt à l’apprentissage numérique informel pour apprendre que ce soit par le biais des MOOCs (Massive Open Online Course), de vidéos YouTube ou de formations en ligne spécialisées. Autrement dit, ces salariés multiplient les actions personnelles pour s’autoformer afin de développer de nouvelles compétences qu’ils valorisent ensuite auprès de leurs responsables ou de nouveaux employeurs.
Agile, ce « salarié self RH » va chercher seul ses réponses et ses solutions et multiplie les actions pour asseoir sa « marque employé » : mise à jour régulière de son profil sur les réseaux sociaux, vérification des résultats relatifs à son nom sur Google et les réseaux sociaux, partage de contenus sur les réseaux sociaux, participation à des forums de discussion/groupes d’appartenance, etc.
Enfin, l’étude précise aussi que si les jeunes s’emparent significativement plus vite de certaines pratiques numériques, aucune différence générationnelle n’a été relevée sur la perception globale de la transformation numérique.

Pour consulter l’étude :
https://www.imt-bs.eu/wp-content/uploads/2018/05/Livre-Blanc-HRM-DIGITAL-LAB.pdf
https://www.tns-sofres.com/publications/les-salaries-francais-a-l-ere-du-digital