Pas besoin d’aller au fin fond du Larzac pour avoir des problèmes de connectivité ! Confronté aux symptômes des zones blanches alors que ses kiosques sont situés au sein de grandes surfaces, Sushiman a fait appel à la technologie d’ICOW pour établir des connexions fiables.

Par Marie Varandat

Spécialisée dans le service de restauration japonais en GSA (Grandes Surfaces Alimentaires), l’enseigne Sushiman appartenait au groupe Kimoco jusqu’en décembre 2017, date à laquelle la holding Mach 1 a procédé à l’acquisition de la majorité des titres. Depuis, l’enseigne, qui existe à travers des stands à sushis implantés en grande et moyenne surface, n’a cessé de se développer. Elle compte aujourd’hui 80 kiosques sur toute la France pour un chiffre d’affaires prévisionnel d’environ 27 millions d’euros en 2020, contre seulement 30 lors de son rachat avec un chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros sur 2017.

« Nous devons ce développement fulgurant à la nouvelle stratégie mise en place fondée sur deux axes majeurs : la qualité et la diversification, explique Anthony Augusto, CEO de Sushiman. Nous avons en effet augmenté la qualité de nos produits et effectué un travail d’image pour faire comprendre au grand public que ce n’est pas parce que nos sushis sont vendus en grande surface qu’ils sont de moindre qualité et parallèlement, nous avons développé de nouvelles offres comme les woks ».

Des kiosques soumis à des règles de traçabilité rigoureuses

Anthony Augusto, CEO de Sushiman.

La multiplication des points de vente a également contribué à cette augmentation significative du chiffre d’affaires, mais comme le souligne le CEO de Sushiman, « elle s’est parfois faite dans la douleur, principalement à cause des problèmes de connexion au réseau 4G ».

Tous les kiosques Sushiman sont en effet équipés d’une tablette ePack Hygiene qui permet à la société de suivre l’activité de chaque point de vente, tant du point de vue de la traçabilité des matières premières que de la confection des produits. Typiquement, les collaborateurs effectuent des photos lors de la réception du poisson pour garder une trace du numéro de lot. À chaque fois qu’ils sortent un nouveau lot, ils doivent enregistrer son numéro. Ils notent également chaque désinfection de légumes, chaque nettoyage du plan de travail, chaque nettoyage des couteaux, etc.

« Toutes ces informations sont transmises et suivies en temps réel par nos collaborateurs au centre, ce qui suppose une connexion fiable et stable, souligne Anthony Augusto. Or, les grandes surfaces allouent un espace à nos kiosques après construction des bâtiments. Autrement dit, on peut difficilement mandater un opérateur pour aller creuser des tranchées dans un hypermarché pour connecter nos kiosques en filaire ».

Une connexion faible et instable

Pour transmettre ses données réglementaires et de suivi opérationnel, la société est donc contrainte d’opter pour des connexions sans fil. Mais les structures métalliques et les murs de béton très épais, qui caractérisent les constructions des grandes surfaces, perturbent le signal. « Selon les opérateurs et les lieux, la qualité de la connexion va de pauvre à médiocre et elle est généralement très instable », précise Anthony Augusto.

Une qualité de connexion d’autant plus inacceptable que les tablettes utilisées par les collaborateurs en kiosque sont reliées à des étiqueteuses, elles-mêmes interfacées avec un système central qui dispose des Gencode, prix et autres données essentielles à l’émission du ticket de caisse. Autrement dit, sans connexion stable, le kiosque ne peut simplement plus vendre.

« L’enjeu était clairement majeur, souligne Anthony Augusto. C’est pourquoi dès le départ nous avons opté pour une solution technique pour renforcer la qualité de nos connexions. Mais au bout de quatre mois, nous sommes arrivés à la conclusion que le prestataire choisi ne tenait pas ses promesses : les boîtiers pour renforcer nos connexions étaient de mauvaise qualité, le SAV inopérant et les connexions n’étaient ni meilleures ni plus stables. En mai 2019, nous avons donc changé d’opérateur et c’est à ce moment-là que nous avons opté pour les solutions d’Icow ».

Le très haut débit sans fibre et sans ADSL

Start-up lyonnaise lancée en 2014, Icow propose une box capable de basculer d’un réseau mobile à l’autre afin de garantir un débit continu et stable. A minima, la société s’appuie sur les réseaux de deux opérateurs afin de positionner la connexion de l’entreprise sur celui qui offre les meilleures performances, et ce en temps réel et de façon complètement dynamique. Grâce à ce fonctionnement, Icow est ainsi en mesure de fournir un débit fiable, y compris dans les zones réellement mal couvertes, avec un minimum garanti 3 à 5 Mb/s (en upload comme en download) pour les cas les plus critiques.

« Dès le départ, nous avons pu constater que la qualité de la technologie, des box et de l’engagement d’Icow était d’un autre niveau, affirme le CEO de Sushiman.  Icow est conscient de nos enjeux et fait preuve d’une grande capacité d’écoute et de réactivité pour répondre à nos besoins. Ils ne se sont pas contentés de nous vendre des box, ils nous accompagnent tous les jours et réagissent très vite au moindre problème ».

Moins de deux mois de déploiement

Débutés en fin d’année 2019, l’installation et le paramétrage des box Icow dans les 80 kiosques de Sushiman ont duré environ 5 semaines. La société a commencé par référencer dans une base de données l’ID des box, chacune étant associée à un kiosque. Deux personnes de son équipe IT ont ensuite parcouru la France pour installer les boîtiers, à raison de 10 à 15 par semaine.

« Nous n’avons pas rencontré de difficulté particulière, précise Anthony Augusto. L’installation se passe comme pour n’importe quelle box classique et ne nécessite aucune expertise spécifique. La seule différence réside dans la présence de plusieurs cartes SIM dans la box, cette dernière analysant en temps réel la qualité des débits de chaque opérateur pour choisir en permanence la meilleure connexion. Mais pour l’utilisateur, ce fonctionnement est complètement transparent ».

Finalement, sur les 80 points de vente, seuls trois ont nécessité des mesures spécifiques pour parvenir au débit stable dont Sushiman avait besoin.
Faute de couverture par un réseau mobile, ces trois sites ont en effet équipés d’une box associée à un système fourni par Icow d’antenne externe déportée, capable d’intercepter un signal qu’un smartphone n’arrive pas à capter.