La téléphonie mobile de quatrième génération se déploie en France. Sa promesse: des débits de transmission des données largement améliorés. De quoi permettre aux salariés nomades de travailler aussi efficacement qu’au bureau.

Pouvoir télécharger une présentation Powerpoint de 10 mégaoctets sur votre mobile huit fois plus vite qu’aujourd’hui… Ce confort, les habitants d’une quinzaine de villes françaises en bénéficient déjà, grâce aux réseaux mobiles de quatrième génération (4G).

Les opérateurs, lancés dans une course au maillage du territoire, assurent aux utilisateurs de la 4G qu’ils pourront surfer sur leurs mobiles à la même vitesse que sur une ligne fixe à haut débit. Il est grand temps : l’actuel réseau mobile 3G est proche de la saturation, la démocratisation des smartphones ayant, depuis 2007, démultiplié la consommation de données. Même la 3G+, qui autorise un débit de téléchargement de 42 mégabits par seconde (un film de 650 mégaoctets est téléchargé, au mieux, en six minutes), n’est plus satisfaisante. La relève s’installe progressivement depuis fin 2011.

C’est à cette période que le ministère de l’Industrie a vendu aux opérateurs les licences 4G. Les enchères ont permis à l’Etat d’empocher 3,6 milliards d’euros. Orange est en tête dans la course au déploiement du réseau, talonné par SFR. Bouygues Telecom et Free Mobile sont, pour l’instant, en queue de peloton.

La force de la 4G c’est aussi son débit montant d’une dizaine de Mbit/s

La 4G offrira un débit trois fois plus élevé que la 3G+, pour atteindre 150 mégabits par seconde maximum. Les applications et sites Web mobiles répondront deux fois plus vite aux requêtes. « Mais la force de la 4G, c’est aussi le débit montant, c’est-à-dire de l’utilisateur vers le réseau, qui peut atteindre une dizaine de mégabits par seconde », souligne Philippe Mieybégué, analyste stratégies mobilité et télécoms au BIT Group. En clair, les applications professionnelles nécessitant d’envoyer des données tireront aussi profit de la 4G. Les communications seront plus fluides et réactives.

Cette avancée technologique n’est pas sans conséquence sur l’économie: « Certaines études récentes réalisées par la GSM Association (GSMA) montrent que le déploiement de technologies mobiles à très haut débit permettrait à un pays de gagner quelques dixièmes de point de produit national brut », explique Frédéric Pujol, responsable du pôle technologies radio et spectre à l’Idate. Voici tout ce qui va changer pour les entreprises.