Le marché des applications NFC est bien parti pour poursuivre sa forte expansion. Selon l’étude menée conjointement par Smart Insights, société spécialiste de la sécurité des transactions, et le Centre National RFID, il devrait même représenter 10 Md€ d’ici 2018. En 2013, ce chiffre était de 1,4 Md€.

Longtemps cantonné aux opérations de paiement, le déploiement de ces applications sans contact explose. Grâce, notamment, à la diffusion des téléphones et tablettes mobiles. Pas moins de 700 millions d’appareils NFC seront en circulation dans le monde d’ici 2016.

« En dehors des paiements, nous avons identifié de nombreux secteurs où les applications NFC se retrouvent, dans des transactions commerciales qui n’impliquent pas de banque. On peut, par exemple, utiliser son téléphone dans les parcs à thème pour débiter les droits d’achat préchargés. Elles permettent également d’accéder à des informations contextuelles dans les transports en commun ou sur les affiches publicitaires », précise Nicolas de Guillebon, responsable des projets NFC au CNRFID. 

La sécurité est, elle aussi, concernée avec l’identification des biens et des personnes. « Évidemment, les passeports biométriques  utilisent des puces NFC. Mais des marques de luxe embarquent également ces technologies pour lutter contre la contrefaçon, afin de vérifier l’authenticité et la propriété des produits. Elles se retrouvent dans la logistique, les livraisons, les accès sécurisés ou encore l’Internet des objets », ajoute Nicolas de Guillebon.

Le principal atout de la NFC est aussi à rechercher du côté de son coût d’utilisation pour le responsable des projets NFC : « Pour un système complet, le kit NFC, son antenne et sa capacité à dialoguer avec son environnement, on est en dessous du dollar. »