Selon l’Idate, les utilisateurs soulignent les gains de productivité du BYOD, tout en dénonçant son côté envahissant.

Nous le remarquons tous autour de nous. De plus en plus de salariés utilisent leur smartphones personnels à des fin professionnels, générant au passage des crises d’encéphalite aigüe chez leurs directeurs informatiques. Mais combien sont-ils vraiment à avoir adopté le « BYOD » (Bring Your Own Device, Viens avec ton propre matériel) ?

Pour y répondre, l’Institut de l’audiovisuel et des télécoms en Europe (Idate) a interrogé 3 000 salariés en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, durant les mois de janvier et février dernier. « Nous avons décidé de mener cette enquête après avoir fait le constat d’une carence de données primaires précises sur l’usage des smartphones en entreprise », souligne Anne Causse, directrice d’études à l’Idate, citée dans le communiqué.

Résultat : parmi les actifs ayant un smartphone personnel, 45 % l’utilisent dans le cadre de leur travail. Au Royaume-Uni et en Allemagne, la tendance est encore plus forte. Le niveau de BYOD monte respectivement à 52 et 53 %. Soit environ une personne sur deux dans les trois pays étudiés. Si l’on ramène ces chiffres sur l’ensemble de la population active, on voit que les adeptes du BYOD représentent plus de 18 % (voir graphique ci-contre). Soit environ un salarié sur cinq.

Les usages professionnels les plus courants sont, par ordre d’importance : le téléphone, l’e-mail, l’agenda et les contacts, la navigation  et la géolocalisation (voir graphique ci-dessous). Toutefois, le smartphone est vécu par les salariés comme un outil à double tranchant : huit utilisateurs sur dix soulignent les gains de productivité directs et indirects, mais une personne sur deux dénonce également son côté « stressant et envahissant, chantre du always on ». Côté employeur, on pointe sur le « risque significatif » pour les données stratégiques.  

L’Idate a identifié, par ailleurs, trois profils d’utilisateurs de smartphone dans les entreprises.

• Les « abonnés professionnels ». L’élite, car ils bénéficient d’un abonnement payé par leur employeur.

Les « cumulars ». Le privilège n’étant pas toujours à la hauteur des espérances, certains actifs qui disposent d’un smartphone professionnel le complète par leur smartphone personnel.

Les « souterrains ». Ils ne disposent pas d’équipements professionnels fournis par l’entreprise et utilisent donc leurs propres ressources (périphérique et abonnements).  

Et vous, dans quelle catégorie vous situez-vous ?