En vendant sa participation dans l’américain Verizon Wireless, l’opérateur mobile britannique se dote d’un confortable trésor de guerre qui lui permettra de faire des emplettes en Europe.

C’est certainement le deal de l’année, voire de la décennie. L’opérateur mobile Vodafone vient de vendre à Verizon Communications ses 45 % de parts dans la filiale commune Verizon Wireless pour la vertigineuse somme de 130 milliards de dollars, soit à peu près le PIB de la Hongrie. Verizon met donc le prix fort pour pouvoir contrôler la totalité du capital de la division Wireless. Selon LeMonde.fr, il s’agirait de la deuxième plus importante acquisition jamais effectuée dans le secteur des télécoms, depuis le rachat de Mannesmann par Vodafone en 2000, pour 185 milliards d’euros.    

Selon les modalités de l’accord, qui devrait être finalisé au premier trimestre 2014, Vodafone reçoit 58,9 milliards de dollars en cash, 60,2 milliards de dollars en actions Verizon et 11 milliards de dollars résultants de transactions diverses. Ce deal n’est pas une surprise en soi. Verizon s’est manifesté depuis quelque temps pour racheter les parts de Vodafone. Ce dernier aurait finalement accepté, étant donné la bonne valorisation.

Pour le marché européen, la principale conséquence est que l’opérateur britannique a désormais les poches pleines pour investir. Nul doute qu’il va commencer à dépêcher des émissaires aux quatre coins du Vieux Continent pour voir s’il n’y a pas une bonne occasion à faire, surtout en Europe du Sud où les valorisations sont basses. Il pourrait essayer de reprendre un opérateur dans un pays où il n’est pas encore implanté. Il pourrait aussi vouloir se renforcer là où il est présent, en rachetant par exemple un opérateur fixe pour créer des offres packagées.

A ce jour, Vodafone est présent dans quatre pays européens : Royaume-Uni, Allemagne, Espagne et Italie.

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Les implantations de Vodafone dans le monde.