Western Digital rachète SanDisk pour 19 Md$. Le fabricant de disques durs s’offre ainsi le spécialiste des puces NAND et des SSD, comme Toshiba l’avait fait il y a quelques mois en rachetant OCZ. Il y a d’ailleurs fort à parier que Toshiba a été consulté pour la concrétisation de l’opération. En effet, le groupe est lié à SanDisk via leur co-entreprise Flash Forward.

Le groupe japonais a pu inciter au choix de Western Digital plutôt que de Micron Technology, également candidat à la reprise de SanDisk et concurrent encore plus direct.

Un ensemble à 20 Md$ de CA

Le montage financier pour le rachat du spécialiste de la mémoire flash est complexe, à l’heure où Unisplendour souhaite investir dans Western Digital à hauteur de 3,8 Md$. Selon l’issue de cette opération, les modalités peuvent encore évoluer, mais Western Digital devrait emprunter 17,4 Md$. Sur le dernier exercice fiscal, le groupe a affiché un chiffre d’affaires de 14,6 Md$, quand celui de SanDisk a atteint 6,6 Md$ en 2014.

Les deux entreprises attendent de leur rapprochement des revenus provenant pour les deux tiers des ventes de disques durs et pour le tiers restant des SSD et des puces NAND. Leur budget commun de R&D atteindrait 2,3 Md$, pour 13 000 ingénieurs et 16 000 brevets. En 2013 déjà, Western Digital avait acquis sTec et Virident Systems, deux autres spécialistes de la mémoire flash.