Face à l’envolée des usages numériques et au boom de l’IA, les émissions carbone du secteur explosent. The Shift Project alerte : sans stratégie exigeante, elles pourraient doubler d’ici 2030, à rebours des objectifs de réduction acceptés par de nombreuses autres filières. Pour le think tank, le numérique doit enfin être comptable de sa contribution… pour l’instant très négative.
Aujourd’hui, le numérique est central dans des activités essentielles de nos sociétés et la transformation de notre économie. Le think tank The Shift Project n’en disconvient pas. Mais ces promesses ne doivent pas l’affranchir d’une réflexion sur leur pertinence environnementale.Dans son récent rapport titré Intelligence artificielle, données, calculs : quelles infrastructures dans un monde décarboné ?, il constate que « déployer tous ces systèmes sans stratégie de long terme intégrant la double contrainte carbone mène à l’accélération de toutes les dynamiques actuelles, y compris les plus éloignées de nos objectifs de résilience. (Au contraire) faire du numérique un véritable outil de réinvention de nos activités pour les rendre compatibles avec les limites planétaires réclame une prise en compte systémique de ses impacts. » Ce qu’il faut retenir de ce rapport Rappel des faits : le secteur numérique connaît une augmentation rapide de ses émissions, selon une tendance particulièrement incompatible avec sa décarbonation : +6 %/an en moyenne au niveau mondial (source The Shift Project, 2021) et +2 à 4...
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