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Migration d’infrastructure : comment sortir de VMware ou du cloud public avec réalisme
Par Laurent Delattre, publié le 20 octobre 2026
Licences VMware en hausse, facture cloud qui n’en finit pas de grimper, exigences de souveraineté… bien des DSI envisagent de changer d’infrastructure. Le plus délicat n’est pourtant pas de choisir la destination cible, mais de l’atteindre sans casse : un guide signé Claranet et Red Hat passe en revue les pièges de la traversée.
Fin des licences perpétuelles, offres regroupées en bouquets, hausses parfois sévères au renouvellement : depuis le rachat de VMware, nombre de DSI ont dû rouvrir un dossier d’infrastructure censé être refermé pour plusieurs années.
D’autres en viennent au même chantier par un autre chemin, celui d’une facture de cloud public devenue difficile à maîtriser.
Sans compter que la souveraineté s’est également imposée dans la discussion, avec ses exigences sur la localisation des données, le contrôle des accès et le droit applicable au prestataire.
Sortir d’une solution existante soulève deux questions : où aller ensuite et comment y aller ?
La première n’est pas nécessairement la plus compliquée des deux. Les comparatifs d’offres se concentrent volontiers sur la destination : prix de l’hébergement, localisation des données, droit applicable au prestataire.
La seconde, elle, passe trop souvent pour une affaire technique que l’on réglera le moment venu. Erreur. Les auteurs du guide « Cloud et virtualisation : reprendre le contrôle de son infrastructure » le disent sans détour : les difficultés d’une migration sont rarement techniques. Elles naissent d’un calendrier mal planifié, de dépendances oubliées et de responsabilités mal réparties.
Une VM qui redémarre n’est pas un service qui fonctionne
Un exemple, qui parlera à tous. Une application est déplacée de l’ancienne infrastructure vers la nouvelle. La machine virtuelle redémarre sans encombre… et, pourtant, les utilisateurs ne peuvent toujours pas travailler. Les ingénieurs s’activent, la source du problème est vite isolée : il manque une connexion à l’annuaire ou à la base de données. Sous la pression, on élargit une règle de pare-feu, on accorde quelques droits supplémentaires, et, hop, le service repart. Il sera toujours temps de revenir sur ces réglages de fortune, plus tard… Ce qu’évidemment personne ne fera si personne n’en a été chargé. Chacun le sait, en informatique comme dans le monde physique, le provisoire a souvent la vie dure.
Car une VM ne se résume pas à son système d’exploitation. Elle dépend d’un annuaire, d’une base de données, de règles de pare-feu, d’outils de sauvegarde et de supervision. Il faut donc recenser chaque application et ses dépendances avant de décider de son avenir.
Pour vous aider à adopter une démarche rigoureuse, le guide « Cloud et virtualisation : reprendre le contrôle de son infrastructure » propose une grille de migration en sept traitements, de l’arrêt pur et simple à la réécriture complète, et rappelle un principe trop souvent oublié : il faut raisonner en services complets, pas en nombre de VM. Le guide rappelle qu’il faut aussi demander à chaque éditeur de confirmer par écrit que les licences resteront valables et que le support sera maintenu sur la nouvelle plateforme.
La coexistence, un jonglage budgétaire
Autre difficulté souvent sous-estimée : la période où l’ancienne et la nouvelle plateforme fonctionnent en parallèle. Elle peut durer quelques semaines dans le meilleur des cas, mais s’étend souvent sur plusieurs mois. Et pendant tout ce temps, les deux environnements sont facturés, chaque semaine de retard réduisant la rentabilité du projet.
Une réalité que le guide démontre crûment par un exemple chiffré : deux mois de coexistence suffisent à repousser de six mois le retour sur investissement. En pratique, le coût total de possession doit se calculer à service égal, sur trois à cinq ans, en y intégrant la transition et la sortie, y compris celle de votre future plateforme.
Mais la coexistence ne pose pas seulement un problème de budget. Elle soulève d’autres défis intrinsèques. Typiquement, certains intervenants disposent d’accès temporaires, des copies de données passent par des espaces de transfert ou des environnements de test, tandis que l’ancienne plateforme continue de générer des alertes qu’il faut néanmoins traiter.
Là encore, sans responsable clairement désigné, ces sujets finissent par être laissés de côté. C’est d’autant plus essentiel que si, pour une raison ou une autre, la bascule échoue, il faut pouvoir revenir en arrière sans perdre les commandes ou les dossiers modifiés entre-temps. Un retour arrière n’est jamais simple et doit pouvoir être testé avant d’être exécuté pour s’affirmer en véritable plan de secours.
Le guide « Cloud et virtualisation : reprendre le contrôle de son infrastructure » vous invite à n’oublier aucune étape, aucun écueil et à préparer un budget réaliste qui voit loin.
Une méthode tirée du terrain
Pour réaliser ce mode d’emploi des reprises de contrôle réussies de vos infrastructures, Claranet et Red Hat ont mis en commun leur expérience des projets de migration, le premier côté hébergement et exploitation, le second côté socle logiciel.
Proposant une démarche en six étapes – qui commence bien avant le choix d’une offre, par la définition d’un objectif mesurable, et se prolonge bien après la bascule, jusqu’au partage des rôles avec le prestataire – mais aussi une grille d’analyse des applications et des postes de coûts à prévoir, il fait à la fois office de guide pratique et de feuille de route pragmatique et éclairante. Tout pour vous aider à comparer les options et à préparer votre projet, de son chiffrage jusqu’à la bascule.
La souveraineté y occupe bien évidemment une place à part, de la localisation de chaque copie des données à une réversibilité qui se prépare avant la signature.
Le document se termine par dix questions à trancher avec son prestataire, sans parti pris : une fois les réponses connues, la DSI peut aussi bien décider de partir que de rester, voire de combiner les deux. De quoi choisir en connaissance de cause avant de s’engager dans le gué.
Vous étudiez une alternative à votre infrastructure actuelle ? Le guide « Cloud et virtualisation : reprendre le contrôle de son infrastructure » est disponible gratuitement en téléchargement en cliquant ci-dessous.
