Avec le programme « Choose France for Science », le pays des Lumières entend attirer les chercheurs menacés ou censurés par la nouvelle administration américaine. Le CNRS et CentraleSupélec mènent des programmes similaires.
"Personne n’aurait pu imaginer, il y a quelques années, qu’une des plus grandes démocraties du monde allait supprimer des programmes de recherche sous prétexte qu’il y avait le mot « diversité » dans ce programme. Personne ne pouvait penser qu’une des plus grandes démocraties du monde allait biffer d’un trait la capacité à avoir des visas de tel ou tel chercheur, parfois de ceux qui avaient contribué à sa propre sécurité numérique." C’est par ces mots forts qu’Emmanuel Macron a lancé le 5 mai dernier, depuis l’amphithéâtre de la Sorbonne, l’initiative « Choose Europe for Science » et sa déclinaison française « Choose France for Science ». Objectif : inciter les chercheurs et les entrepreneurs publics et privés du monde entier à choisir l’Europe et tout particulièrement la France pour exercer. Comme on l’entend dans son discours, les chercheurs américains – ou en poste aux USA – sont particulièrement dans le viseur du chef de l’État. Menacés par les coupes budgétaires, la censure des programmes de recherche ou la restriction du nombre de visas, ils sont invités à trouver un refuge sur le Vieux Continent qui, de la Renaissance aux Lumières, a montré « cette capacité à nous émanciper de tous les dogmes ».
« Il n’y a pas de démocratie qui tienne longtemps ...
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