Le concurrent d’Intel sur le marché des processeurs pour PC et serveurs veut économiser pour mieux investir dans le cloud et la basse consommation.

Mille quatre cents personnes, soit plus de 11 % de son effectif, c’est le nombre de postes qu’AMD compte licencier avant la fin du premier trimestre 2012. Le fabricant des processeurs Opteron et des cartes graphiques ATI espère ainsi réduire ses dépenses de 10 millions de dollars sur l’exercice 2011 et de 118 millions de dollars sur 2012. Selon le communiqué officiel, l’argent économisé sera réinvesti dans des projets de R&D liés aux puces à basse consommation et au cloud.

Rappelons qu’AMD, tout comme son concurrent direct Intel, peine à produire des processeurs x86 qui consomment suffisamment peu de courant pour équiper des téléphones et des tablettes. Tous les appareils mobiles Android, ainsi que les iPhone et les iPad, sont plutôt basés sur des puces ARM, de conception européenne et fabriquées par plusieurs fondeurs asiatiques sous licence.

AMD entend néanmoins lancer une puce Hondo, qui intègre deux cœurs et une puce graphique pour les futures tablettes sous Windows 8, alors que Microsoft a d’ores et déjà révélé que celles-ci seraient conçues pour les puces ARM.

En ce qui concerne le cloud, Intel a déjà commencé à investir dans cette voie. Néanmoins, ses projets n’ont pas grand-chose à voir avec la R&D ; il s’agit plutôt d’organiser un consortium économique.

L’actualité récente d’AMD concerne le lancement imminent du plus puissant processeur pour poste de travail (l’AMD FX, doté de 8 cœurs cadencés de 3,6 à 4,2 GHz). Un événement, car le fondeur se positionnait plutôt en suiveur d’Intel depuis de nombreuses années, renonçant jusqu’ici à investir dans la compétition. Autre fait notable, l’arrivée en août dernier d’un nouveau PDG, Rory Read, ex-directeur de divisions chez IBM et Lenovo. AMD était resté sans PDG pendant plus de sept mois, après que son conseil d’administration a décidé de se séparer de Dirk Meyer.

Le chiffre d’affaires d’AMD au dernier trimestre était de 1,69 milliard de dollars, soit 6,52 milliards de dollars sur un an. Tandis que celui d’Intel, numéro un du marché des semi-conducteurs, atteint de 14,2 milliard de dollars au dernier trimestre, soit 64,4 milliards de dollars depuis un an.