C’est une large majorité : 80 % des cadres informaticiens de premier niveau, des techniciens et des employés qualifiés de l’IT et 77 % des profils confirmés se disent motivés par leur travail. C’est en tout cas ce qui apparaît à la lecture du baromètre des métiers informatiques, réalisé par Michael Page et Page Personnel. Mieux, 94 % des cadres confirmés et 92 % des cadres de premier niveau, des techniciens et des employés qualifiés ont le sentiment que leur travail est reconnu. Tout irait-il pour le mieux dans le meilleur des mondes IT ? Ce n’est pas si simple.

Les femmes s’estiment sous-valorisées

Car lorsqu’on les interroge sur leur propre reconnaissance, et non plus sur celle de leur travail, les informaticiens sont beaucoup plus réservés. Ils ne sont ainsi que 38 % des cadres confirmés et 47 % des autres catégories à s’estimer reconnus à leur juste valeur. Une majorité d’informaticiens semble donc déçue du regard que l’entreprise porte sur eux. Pire, ils sont 94 % des cadres de premier niveau, des techniciens et des employés qualifiés à souhaiter être accompagnés par leur entreprise pour monter en compétences, estimant de facto leurs capacités actuellement sous-évaluées. Ils sont, chez les cadres confirmés, 91 % à émettre le même vœu et dans cette catégorie les femmes sont 100 % à le faire.

Deux sur trois prêts à changer d’air

D’autres chiffres mettent en avant une forme de malaise au sein la profession : ainsi plus d’un informaticien sur deux estime « probable » une délocalisation de son métier dans les trois années à venir. Un manque de confiance qui se traduit par le fait que deux personnes sur trois se disent prêtes à quitter leur emploi pour un autre, y compris à l’étranger. Parmi les critères retenus pour choisir un poste, les cadres confirmés mettent d’abord en avant l’intérêt de la mission (72 %) plutôt que la rémunération (63 %). De façon assez attendue, puisqu’ils sont en moyenne moins bien payés, c’est l’inverse chez les cadres de premier niveau, les techniciens et les employés qualifiés : la rémunération (68 %) devance l’intérêt de la mission (62 %). Les deux catégories sont en revanche d’accord pour dire que le secteur dans lequel ils souhaiteraient travailler en priorité est l’industrie, devant les sociétés de conseil et de service, les banques et assurances. La taille de l’entreprise dans laquelle ils travaillent ou sont susceptibles de le faire n’est en revanche pas importante pour 54 % des cadres de premier niveau, des techniciens et des employés qualifiés, tout comme pour 44 % des cadres confirmés.