Selon l’équipementier télécoms, la sécurité ne peut être contrôlée qu’au niveau global, étant donnée la mondialisation des circuits d’approvisionnement en composants.

Huawei contre-attaque. Hier, lundi 8 octobre, l’équipementier télécoms chinois Huawei a dit tout haut ce qu’il pensait du rapport de la commission du renseignement du Congrès, qui le mettait à l’index, tout comme son homologue ZTE. « Il s’agit d’un exercice de dénigrement de la Chine et de protectionnisme malavisé », a estimé, lors d’une conférence téléphonique, William Plummer, un porte-parole de Huawei basé aux Etats-Unis.

Pour l’équipementier, l’idée de bloquer certaines entreprises pour améliorer la sécurité informatique est « au mieux naïve » parce que des vendeurs concurrents, installés en Europe et aux Etats-Unis, s’appuient en partie sur les mêmes composants et les mêmes circuits d’approvisionnement. Le risque qui pourrait émaner d’un équipement réseau ne peut donc pas se régler en mettant à l’écart une entreprise ou un pays.

Huawei pointe également sur les conséquences commerciales d’un tel blocage. Cela « créerait un monstrueux précédent de distorsion (de concurrence – NDLR) qui pourrait être utilisé contre des entreprises américaines à l’étranger », prévient le porte-parole.

En France, les équipements télécoms d’origine chinoise sont également au centre d’un débat sur la sécurité nationale. A l’origine d’un rapport sur la  cybersécurité, Jean-Marie Bockel souhaite que l’on interdit l’utiliser ce type de matériel et sollicite une audition auprès du président de la République, François Hollande.