Le récap des tribunes "Parole de DSI", signées Thomas Chejfec

Gouvernance

Paroles de DSI : retrouvez toutes les analyses acidulées 2025 de Thomas Chejfec

Par La rédaction, publié le 02 janvier 2026

Chaque mois, dans le magazine IT for Business et sur notre site Web, Thomas Chejfec, DSI d’une grande entreprise, porte sur son métier un regard aiguisé et volontiers impertinent, démontant les idées reçues, pointant les angles morts et éclairant, avec pragmatisme, les choix qui engagent durablement les SI. Voici la grand compilation de ses tribunes 2025 pour bien débuter 2026…

Être DSI en 2025, mais ça le sera aussi en 2026, c’est arbitrer sans cesse entre vitesse et robustesse, innovation et dette technique, souveraineté et expérience employé, automatisation et sobriété. La fonction a basculé du « back‑office » vers la stratégie : choisir un cloud, c’est aussi choisir une loi ; standardiser, c’est gouverner la complexité ; sécuriser, c’est composer avec des usages sans frontières.

Dans ce contexte, chaque mois, Thomas Chejfec pose un regard tantôt acidulé, tantôt ironique sur le rôle et le quotidien des DSI.

Il bouscule les évidences (la suite bureautique n’est pas un destin), pointe les angles morts (l’innovation fabrique aussi de la dette), rappelle la dimension géopolitique des choix techniques et défend une IT utile, maîtrisée et réversible.

Pour célébrer la nouvelle année, nous vous proposons de retrouver toutes les tribunes « Parole de DSI » publiées en 2025. Une collection de clins d’œil à lire comme un GPS lucide pour orienter les décisions structurantes du SI et, soyons honnêtes, pour sourire aussi de nos travers…

L’IT ne livre pas des outils… mais bien plus !

L’IT ne « dépose » pas un logiciel comme on livre un colis, elle fabrique les conditions de la réussite. La valeur n’est pas dans la feature ou le vernis « cloud native », mais dans l’appropriation réelle. On peut copier une techno et une roadmap, beaucoup moins une dynamique d’usage, et c’est précisément là que se cache l’avantage compétitif.

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Quand l’entreprise licencie son intelligence… non artificielle

Après l’automatisation des gestes, l’IA commence à rogner le travail cognitif et administratif des cols blancs réalisant slides, reporting, analyse, pilotage.
Le paradoxe est brutal : l’IA promise comme levier d’émancipation risque surtout de devenir un levier de désintermédiation… de l’humain.

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L’innovation, victime de l’urgence

L’ennemi du DSI n’est pas le budget, mais l’horloge. L’urgence opérationnelle, le court terme et la tyrannie du « maintenant » transforment l’innovation en variable d’ajustement, donc en dette différée. Il est temps d’inverser la logique : l’innovation n’est pas l’ennemie de l’urgence, c’est ce qui évite que l’urgence devienne votre mode de fonctionnement permanent.

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Game Over pour les DSI

« Fin des DSI » : la formule accroche, mais la démonstration est plus intéressante. À force d’outils “consommables” (SaaS, cloud) et maintenant d’IA, le numérique se banalise et la légitimité du DSI, qui n’a d’ailleurs jamais vraiment sanctuarisée, devient mécaniquement contestable. Soit la DSI remonte au Comex comme chef d’orchestre data/IA/process, soit elle se dégrade en gestionnaire d’abonnements promis à l’absorption par les achats ou la finance.

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Office Souverain

L’aisance d’Office 365 cache une dépendance juridique et culturelle. Thomas Chejfec plaide pour tester une suite libre hébergée en Europe, avec un vrai plan de conduite du changement et des ordres de grandeur budgétaires à l’appui.

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Clouds, pouvoirs et nations

Le cloud est géopolitique : choisir un hébergeur, c’est choisir un cadre légal. Entre Cloud Act, dépendance européenne et nouveaux pôles d’influence, le DSI éclaire ses arbitrages de souveraineté.

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Innovation & dette technique : connaissez‑vous l’« innovadette » ?

Chaque sprint d’innovation fabrique de la dette. L’« innovadette » se rend visible, se mesure et se pilote comme un actif pour permettre l’échelle sans casser la machine.

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C’était mieux avant

Chronique‑poème sur les cycles technos et le passage de relais générationnel. Au DSI d’anticiper l’obsolescence, d’accompagner les usages et d’éviter la nostalgie paralysante.

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Bête comme une IA

L’IA exécute, compile et optimise — mais n’étonne pas. La vraie valeur reste l’inattendu humain : créativité, sens et arbitrages. Un plaidoyer pour une complémentarité assumée.

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DSI de l’année : un baromètre du futur

Vu des dossiers de candidature : budgets en hausse, périmètres élargis, omnicanal et data centrale. Des DSI qui façonnent la transformation plutôt qu’ils ne la subissent.

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Cinq ans après…

Leçons post‑Covid : VPN saturés, MFA manquante, bascule accélérée vers le cloud, essor du travail hybride et du Zero Trust. Une mémoire utile pour les crises à venir — et pour muscler la résilience.

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