C’était un lancement très attendu par les entreprises européennes. Mais les deux premiers satellites du projet Galileo vont devoir encore attendre, cloués au sol – avec la fusée Soyouz – par les conditions météo de ce jeudi sur Kourou.

L’opération est reportée sine die et nul doute qu’elle sera très suivie : Galileo se positionne comme le concurrent européen du GPS. L’hégémonie de l’Américain, seule référence aujourd’hui, pourrait ainsi être contestée à l’issue d’un programme commencé il y a 15 ans.

Contester la suprématie du GPS est bien sûr important d’un point de vue symbolique, les industriels des deux continents étant de facto en compétition permanente, mais ce n’est pas le seul point visé par le projet.

Mise en service toujours prévue fin 2014

La géolocalisation permanente, qu’il s’agisse de personnels civils ou militaires, européens ou non, par un seul système, dépendant de l’administration américaine est bien sûr à l’origine de nombreuses craintes et de la nécessité du développement de Galileo. Mais, de plus en plus, c’est aussi une manne financière qui se fait jour avec le développement de l’Internet des objets et des pratiques généralisées de géolocalisation à des fins commerciales ou d’excellence opérationnelle.

L’indépendance européenne commencera donc avec la mise sur orbite des deux premiers satellites Galileo, pour une mise en service prévue à la fin de l’année.