Remplaçante de la baie AMS2000, l’HUS100 offre à la fois des fonctions de NAS et de SAN. Elle étiquette aussi ses données.

Une baie de stockage qui sert autant à partager des fichiers entre des collaborateurs (NAS) qu’à étendre les capacités de stockage d’un serveur déjà en place (SAN) et qui s’occupe de faire respecter les droits d’accès autant qu’elle s’arrange pour réduire au minimum le temps d’accès. Telle est l’ambition universelle de la nouvelle armoire de disques Unified Storage 100 (HUS100) d’Hitachi Data System (HDS).

La HUS100, déclinée en modèles 110, 130 et 150 selon le nombre de ports iSCSI ou FC présents, remplace chez le constructeur l’historique baie de disques AMS2000 de milieu de gamme. Ses fonctions NAS supplémentaires sont incarnées par des lames serveur de BlueArc, société rachetée par Hitachi l’année dernière.

Hitachi est, avec EMC, le principal fournisseur de stockage des grandes entreprises. En France, il équipe Total ou encore, bientôt, France Télévisions. Néanmoins, la baie HUS100 veut adresser un marché plus large. « Notre ambition c’est la convergence. Nous voulons arriver dans les PME avec une solution de stockage unique, qui va remplir toutes les fonctions, qui servira tous les métiers », dit Niels Svenningsen, le vice-président d’Hitachi qui dirige la zone EMEA.

Pour séduire, la HUS100 dispose d’abord de toutes les fonctions qui ont fait le succès de l’AMS2000 : l’allocation d’espace dynamique (Thin Provisionning) ou la virtualisation des volumes pour bâtir simplement des clouds privés, bien sûr. L’offre est peu ou prou similaire à celle des baies 3Par, qui appartiennent désormais à HP. Plus rare, il y a ici un double contrôleur de disques qui permet d’accéder sans ralentissement à toutes les données, quelle que soit la charge de travail.

Indexer le contenu des fichiers

L’attrait véritablement original de l’HUS100, c’est sa capacité à étiqueter dans un format maison toutes les données, afin de mieux les retrouver« Bientôt, l’important ce ne sera plus de savoir où est rangé tel fichier, ni même de savoir de quel type de fichier il s’agit. On voudra juste savoir quelles données il contient », explique Niels Svenningsen. En ligne de mire, il s’agit de permettre aux agences de médias, aux chaînes de distribution, aux banques d’exploiter le sens d’une information plus que sa forme.

« Par exemple, il serait intéressant de ne pas avoir à visionner des enregistrements de vidéosurveillance pour retrouver qui a accédé à quelle date à quelle pièce. On attend du système de stockage qu’il affiche tout seul la bonne image de la vidéosurveillance, quand on pose la question d’une date ou d’u nom », lance Niels Svenningsen.

Reste que ces fonctions ont un coût qui ne va pas forcément séduire les PME. L’HUS100, nue ou presque (juste 2,4 To de stockage) coûte plus de 50 000 dollars. Sa capacité peut grimper à 3 Po. Niels Svenningsen précise que, à défaut de PME, la machine peut aussi servir de stockage d’appoint pour les courriels des grandes entreprises.