En novembre 2011, à l’occasion du renouvellement de son informatique vieillissante, Integra RH, un cabinet de conseil en ressources humaines, a décidé de se débarrasser de la gestion de ses serveurs. Sa bureautique et son application métier sont, depuis, installées chez Cloudsystem. Matthieu Tezenas du Montcel, président d’Integra RH, revient sur les raisons qui l’ont poussé à franchir le cap.

Qu’est-ce qui vous a poussé à basculer dans le cloud ?

Matthieu Tezenas du Montcel : Integra RH est une PME d’une dizaine de collaborateurs. Nous n’avons pas de service informatique dédié. Tant que nous hébergions nos propres serveurs, je gérais moi-même l’informatique de l’entreprise. Certaines opérations comme la sauvegarde des données, les mises à jour de Windows et celles de notre application métier étaient contraignantes. Surtout ce n’est pas mon métier !

Par ailleurs, nous n’avions pas de salle informatique dédiée. La protection physique de nos serveurs n’était donc pas assurée. Nous avons été cambriolés. Par chance aucun serveur, donc aucune donnée, n’a été volé. Mais en cas de vol de matériel ciblé, nos équipements pouvaient être dérobés en quelques minutes.

Vous avez externalisé votre infrastructure chez Cloudsystem. Quels ont été les changements ?

M.T. du M. : Nous avons transformé nos quinze postes de travail, répartis sur nos deux agences de Lille et d’Aix-en-Provence, en clients légers. Nous avons dû installer deux liens télécoms SDSL Orange et SFR à 5 mégabits par seconde, symétrique. Les licences Office et AD-RH, notre ERP propiétaire, sont accessibles depuis n’importe où, via une connexion sécurisée SSL. Cet hiver, pendant l’épisode neigeux, les collaborateurs ont pu travailler de chez eux comme s’ils étaient au bureau.

Ne s’agit-il pas davantage d’externalisation que de cloud computing ?

M.T. du M. : J’exploite effectivement mes licences Office car au moment de l’externalisation il n’était pas certain qu’AD-RH s’interface parfaitement avec Office 365. Une fois l’amortissement des licences terminé, je passerai en Office 365 puisqu’AD-RH a depuis démontré que la solution fonctionne avec Office 365.

La facturation de notre ERP se fait à la licence avec maintenance annuelle. C’est un peu différent d’une facturation à l’usage mais je ne crois pas que le « cloud SAP » soit pour demain… Alors oui, c’est un peu de l’externalisation mais plus par contrainte technique. Dans l’esprit cela reste du Cloud.

Avez-vous réduit votre facture IT ?

M.T. du M. : Non. Aujourd’hui l’externalisation me coute plus chère car j’achète encore des licences Microsoft. Mais quand nous basculerons sur Office 365, en octobre 2014, notre facture informatique redeviendra équivalente, tout en incluant davantage de services, un taux de disponibilité supérieur et une meilleure sécurité.

De quel type de sécurité parle-t-on ?

M.T. du M. : Nous sommes tenus de garantir la sécurité des données à caractère personnel des personnes qui nous les confient. Les datacenters réunissent les conditions de sécurité physiques des serveurs dont je connais la position géographique exacte. Celui qui héberge nos données est basé à Lille et est classé Tiers 3 (99,982% de taux de disponibilité, ndlr). Ensuite, nous continuons à assurer la sécurité logique des échanges d’information entre le datacenter et nos locaux, notamment grâce à un pare feu que nous avons toujours en interne.

Comment mesurez-vous les bénéfices que vous tirez de cette externalisation ?

M.T. du M. : Tant que nous hébergions nos propres serveurs j’étais sollicité toutes les deux semaines environ par mes collaborateurs pour résoudre leurs problèmes informatiques. Aujourd’hui ils font appel à moi tous les trois mois.

De plus, la gestion de l’informatique m’occupait un jour par mois. Depuis la migration dans le cloud, cette fréquence est passée à une fois tous les quatre mois. Et encore, il s’agit surtout d’un point d’étape avec Cloudsystem au cours duquel nous évaluons les besoins IT de l’entreprise.