Alors qu’il hébergeait lui-même ses serveurs, Cegid a fait le choix de créer, dans les locaux d’IBM, un cloud privé pour ses clients. Un investissement conséquent pour l’éditeur lyonnais qui a injecté 800 000 euros dans ce projet.

Interrogé sur une possible erreur stratégique alors que les deux clouds souverains (Numergy, Cloudwatt), financés par les contribuables ont ouvert leurs portes, Patrick Bertrand DG de Cegid rétorque : « Nous avons le sentiment d’avoir fait le bon choix» Il ajouté ne fermer aucune porte vis-à-vis des autres services cloud. « Nous restons convaincus que l’avenir sera au cloud hybride et le cœur de nos gammes sera disponible dans ce mode. »

Jean-Michel Aulas (photo), le PDG de Cegid, a aussi évoqué les appels de pied de la part de Microsoft, son partenaire historique. Ce dernier souhaiterait proposer les logiciels de Cegid en location en ligne via la plate-forme Cloud Azure de Microsoft. Mais le président de Cegid se méfie : « Il faut s’assurer au préalable que, deux ou trois ans après la signature de l’accord, votre partenaire ne veuille pas vous étouffer… »