Jean-Noël de Galzain, PDG de Wallix, et président d’Hexatrust, une association qui regroupe les pépites de la cybersécurité française, n’a de cesse de défendre et de promouvoir les valeurs des PME hexagonales dans le domaine de la sécurité. Un homme clairement engagé.

Ne lui parlez pas de « French bashing » : Jean-Noël de Galzain, qui préside aux destinées de Wallix depuis 2003, a contribué à fonder, avec quelques comparses, Hexatrust, une association où il défend avec vigueur les atouts des PME françaises dans le domaine de la cybersécurité. Le verbe haut et l’allure fière, il défend avec passion les atouts de la France. En témoigne l’énergie qu’il met en œuvre pour promouvoir, au sein d’Hexatrust, une certaine conception de l’excellence à la française.

Tout a commencé par une enfance passée en Afrique. Jean-Noël de Galzain, fils aîné d’une famille de « noblesse d’épée, mais pas noblesse de robe », tient-il à préciser, a déjà, dès l’enfance, le sens des valeurs et des responsabilités. « Je suis peut-être né d’une famille noble, mais en aucun cas je ne suis un rentier. Le fait de travailler beaucoup a toujours eu du sens pour moi. Et être l’aîné d’une fratrie de quatre garçons m’a donné le sens des responsabilités », raconte-t-il. Son enfance passée au Niger, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, lui donne le goût de la liberté. Une grande peinture à l’huile, figurant un portrait d’éléphant au coucher du soleil sur une terre inconnue, orne son bureau, souvenir permanent de son enfance africaine.

De retour en métropole en 1981, Jean-Noël de Galzain suit des études d’économétrie, à l’Université de Nanterre, et oblique vite vers la réalisation de documentaires, au sein de Puma Vidéo et Multimédia. Contre l’avis paternel, qui voudrait lui voir suivre une route plus balisée, il travaille au développement du multimédia et des réseaux qu’on ne nomme pas encore Internet. Il s’épanouit sur des sujets variés, comme l’histoire des religions avec l’historien Jean Delumeau, ou bien des documents sur Che Guevara, Clovis ou encore Eva Peron.

Cette passion pour le documentaire l’amène à s’intéresser encore plus à Internet, un sujet émergent dans les années 90. En 1997, Puma Vidéo lui demande de s’occuper des déclinaisons multimédia de ses produits. C’est, pour Jean-Noël de Galzain, une époque bénie : « des noms comme Amazon ou Netscape ont émergé à ce moment-là. J’avais envie d’aller vers ce nouveau monde, où tout était à construire. » Il crée un logiciel qui permet de transformer le format vidéo des documentaires en CD-ROM, puis s’occupe d’un bouquet de services sur Internet. Passionné par Internet et ses possibilités, il met en place un site de diagnostic médical sur le Web, MedinWeb, en fédérant des médecins qui font du phoning 24h/24. Il en devient directeur informatique en 1997.

Mais le démon de la création d’entreprise le rattrape : il découvre alors les possibilités du logiciel libre et crée en décembre 1999 la société Aurora, spécialisée dans le service aux grands comptes et aux administrations. Il la revendra en 2003 au groupe Business & Decision.
En 2003, le marché de la sécurité est balbutiant, mais Jean-Noël de Galzain possède l’intuition que ce marché va devenir crucial : il fonde alors Wallix, avec Amaury Rosset, directeur financier et administratif, associé de la première heure, et se positionne sur le marché des comptes à privilèges.
Il y défend avec acharnement une certaine conception française de la cybersécurité, une cause qu’il n’a de cesse de promouvoir. Un combat qui lui tient à cœur. « La France est un pays de pointe dans le secteur de la sécurité de l’information. Ce qui compte pour moi, c’est d’emmener une génération d’entrepreneurs du numérique ».

Caroline Politinak