Quand l'IA générative vient totalement bouleverser un secteur : le secteur financier

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La technologie transforme le secteur financier, l’IA générative plus que toutes les autres

Par La rédaction, publié le 30 janvier 2024

Le secteur financier est confronté à une révolution technologique sans précédent. Les acteurs traditionnels du marché doivent se réinventer en entreprises technologiques pour satisfaire les besoins des clients et résister à la concurrence des nouveaux entrants. La technologie n’est plus un simple outil, mais un levier stratégique de croissance et de différenciation.


Par Jérôme de Gallé, Directeur conseil en innovation et transformation digitale pour le secteur financier chez Avanade


L’avènement de l’IA générative ne fait pas exception et vient au contraire renforcer cette tendance d’adoption technologique et d’impact toujours plus important sur la pérennité de l’entreprise.

Un accès facilité aux nouvelles technologies a conduit à l’émergence de nouveaux produits et services, tels que le “Buy Now Pay Later” ou les solutions de paiement alternatives, favorisées par la réglementation DSP2. De nouveaux modèles d’affaires, tels que le BaaS/BaaP (Banking-as-a-Service/Platform), les assurances embarquées ou la santé connectée, voient le jour, répondant ainsi aux attentes croissantes des clients inspirées par leur expérience auprès d’autres industries (commande de taxi, livraison de repas, réservation de voyage…).

Dans les services financiers, toutes les familles professionnelles se retrouvent en prise directe avec la technologie – dont l’usage a un impact direct sur leur performance, que celle-ci soit commerciale ou opérationnelle. Il en va ainsi du low-code/no-code qui a vu naître le concept de « citizen developer » – soit la possibilité pour tout un chacun de mettre en œuvre des applications sans (ou avec peu de) connaissances particulières, quelle que soit sa position dans l’organisation. Cependant, et de façon tout à fait paradoxale, l’arrivée de nouvelles technologies permet un niveau d`abstraction tel que la technologie n`a jamais été aussi présente tout en étant aussi peu visible. C’est le cas du cloud qui abstrait l’infrastructure tout en offrant une boîte à outils sans cesse plus riche pour mettre en œuvre – de plus en plus par assemblage de composants – des applications.

Dès lors, le rôle de la DSI est toujours aussi critique, car toute technologie, quelle qu’elle soit, nécessite toujours une maîtrise et une gouvernance adéquates. La collaboration entre les métiers et la DSI reste donc essentielle pour mettre en œuvre ces technologies de manière contrôlée et efficace, tout en tenant compte des réglementations spécifiques à chaque secteur.

En revanche, il est vrai que les rôles et modalités doivent être adaptés. Les métiers doivent partager, voire contribuer à la trajectoire technologique de leur organisation, tandis que les DSI doivent s’attacher à piloter la sélection et le cycle de vie des technologies et leurs usages, y compris leur adoption par les utilisateurs. Leur mise en œuvre n’étant plus, bien souvent, le point critique, de plus en plus de technologies sont mises à disposition sous forme de plateformes prêtes au déploiement (pour ne pas dire prêtes à l’emploi dans certains cas).

La réglementation ne s’y est pas trompée : le règlement européen sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier (DORA – Digital Operational Resilience Act), reconnaît à la fois l’importance de l’industrie des services financiers et la criticité de la technologie dans ce secteur. Elle vise donc à encadrer et garantir une utilisation maîtrisée et gouvernée de la technologie au sein des banques, assurances et gestionnaires d’actifs. Cette législation illustre parfaitement l’importance pour les équipes informatiques de garder la maîtrise de l’outil informatique, quelle que soit son utilisation au sein de l’entreprise.

Toutes les études s’accordent à positionner les services financiers comme étant un des secteurs avec le plus fort potentiel. D’une industrie plutôt suiveuse – contrainte il faut bien le dire par un cadre réglementaire stricte, reflet de la sensibilité de son activité –dont la transformation digitale est en cours, elle se retrouve à l’avant-garde !

Les nouvelles technologies ne sont plus seulement une réponse aux besoins de transformation, sous bien des aspects elles sont l’essence même de la transformation. À ce titre l’entreprise doit être repensée autour de la technologie et les rôles et responsabilités redéfinis, notamment entre directions métiers et informatiques. C’est en particulier le cas dans le secteur des services financiers où la technologie est tout à la fois : un levier de développement et de différentiation stratégique vis-à-vis de la concurrence, un élément essentiel de satisfaction client et un facteur de maîtrise des coûts de gestion. L’IA générative qui met la technologie à portée de tout un chacun, ouvre un champ des possibles incroyable pour repousser les limites de l’innovation et de la créativité.


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