Du plus loin qu’il s’en souvienne, Frédéric Duflos a été attiré par le secteur financier. « Il y a beaucoup à faire, explique-t-il. Dès mes débuts, à la sortie de l’EPSI, j’ai été confronté à de beaux projets, avec par exemple l’introduction du client-serveur, l’urbanisation du patrimoine en place, la conception des nouveaux postes de travail ou, plus tard, l’arrivée des premiers entrepôts décisionnels ».

Son intérêt pour l’innovation et la technologie va orienter ses premiers choix professionnels, le faisant passer d’une banque à une SSII, puis rejoindre une assurance avant de revenir… dans une autre banque.

Ce périple le mène finalement, au bout d’une dizaine d’années, à se tourner vers le management de projets informatiques. Et c’est chez Malakoff Médéric, à partir de 2008, qu’il va pouvoir goûter à l’animation de plus grandes équipes.

L’envie d’agir en toute responsabilité le pousse à choisir Polyexpert, en 2011, pour occuper son premier poste de DSI. « J’ai découvert un univers que je ne connaissais pas encore, connexe aux métiers de l’assurance, à savoir les expertises de sinistres », rappelle-t-il. Un univers bien différent de ceux fréquentés jusque-là (back office ou réseaux d’agences). Les 1 800 collaborateurs de sa nouvelle entreprise sont en effet nativement tournés vers l’opérationnel, car les contrats gagnés avec les grands assureurs dépendent de leur efficacité sur le terrain en termes de productivité, mais aussi de qualité de leurs interventions.

« Je me suis très bien retrouvé dans ces demandes pragmatiques des métiers, qui souhaitent des réponses rapides à des problèmes concrets, par exemple l’introduction de tablettes et d’outils accompagnant la mobilité des experts sur le terrain, ou la dématérialisation des dossiers clients », souligne notre interlocuteur.
Ce qui a aussi des conséquences sur l’organisation de la DSI : « J’ai poursuivi le mouvement d’externalisation du run, et gardé la gestion applicative et le développement des nouvelles solutions », continue Frédéric Duflos.

Avec une petite vingtaine de collaborateurs en interne et presque autant en externe pour les développements, l’équipe de la DSI reste à taille humaine et prompte à réagir. « C’est une condition d’efficacité. Et même si ce n’est pas l’indicateur le plus facile à surveiller, cette agilité est sans doute ce qu’il y a de plus utile dans une entreprise comme la nôtre », conclut Frédéric Duflos.

Propos recueillis par François Jeanne.

CE QUI ME PASSIONNE AUJOURD’HUI > La transformation en continu de la DSI, qui repose à la fois sur l’introduction de nouvelles méthodes encore plus agiles et sur la construction de relations toujours plus étroites avec les métiers.

LE CASSE-TÊTE DU MOMENT > La période de confinement nous a contraints à déployer, avec succès mais dans l’urgence, des postes de travail sécurisés chez l’ensemble des collaborateurs. Un gros coup de stress, finalement surmonté. Quant au calendrier prévisionnel des développements applicatifs, la feuille de route est maintenue grâce à la mobilisation continue des collaborateurs de la DSI.

MON CHEVAL DE BATAILLE > Faire avancer les projets en absorbant les nouvelles demandes de nos clients internes et externes, tout en conservant une cohérence globale aux solutions fonctionnelles, mais aussi techniques, mises en place par la DSI.

MES INDICATEURS > Outre les indicateurs opérationnels classiques, que je surveille quotidiennement, l’état d’avancement des projets
reste ma préoccupation essentielle. Je fais le point aussi souvent que nécessaire avec mes collaborateurs.

Parcours de Frédéric Duflos

Depuis 2011 : DSI de Polyexpert
  2002-2011 : Direction des études chez Natixis Financement, puis Malakoff Médéric
  1998-2001 : Responsable de projets et des études chez Écureuil Assurances IARD, puis Société Générale
  1992-1998 : Développeur puis chef de projet dans la banque cnez Caisse d’Épargne, puis Unilog Management

FORMATION
- Ingénieur EPSI (1992)


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