Direction et représentants du personnel de Business Solutions, entité de Thales Services, s’opposent depuis des mois au sujet de la vente de la société à GFI.

Le bras de fer entre syndicats et la direction de Thales pour la vente de Business Solutions (BUS), entité de Thales Services, se poursuit. Un conflit qui dure depuis dix mois. En juin dernier, la direction de Thales avait assigné en référé devant le tribunal de grande instance de Versailles les instances représentatives du personnel auxquelles elle reproche de faire obstruction au projet de vente. Au terme de cette procédure, le juge a établi, la fin de la consultation pour la vente de BUS au 26 juillet. Début juillet, rebelote, le comité d’entreprise a reçu une nouvelle assignation en justice de la part de la direction.

Business Solutions dont le chiffre d’affaires est évalué à 75 millions d’euros, a été mise en vente à l’automne dernier. GFI s’est porté acquéreur. Les salariés de BUS, plus âgés et mieux payés que ceux de GFI, pointent du doigt le profil de l’acquéreur et affichent leurs craintes quant au sort qui pourrait leur être réservé – un plan social- une fois le rachat entériné.

La radicalisation du conflit pourrait-elle pousser GFI à se retirer ? On devine que c’est en tout cas un des espoirs des cinq cents salariés de BUS. De même, les syndicats espèrent une intervention de l’Etat, actionnaire du groupe d’électronique et de défense à hauteur de 27%. Mais ce dernier est déjà engagé sur une multitude de dossiers.

GFI principalement intéressé par le contrat de TMA

Selon le responsable syndical CFDT Olivier Gilon, l’intérêt de GFI pour la structure porte notamment sur le gros contrat (28 millions d‘euros par an) –dit Newton- de maintenance des applications du groupe Thales (TMA). Qu’en est-il des autres domaines ? La société possède dans son portefeuille un autre gros marché avec Airbus, dans le PLM cette fois, mais il s’agit d’un domaine où GFI n’a aucune expertise. Quant à l’activité banque assurance, trop petite, elle est en déclin.

Cette cession s’inscrit dans la stratégie du groupe d’électronique et de défense de se séparer d’activités non stratégiques, qui correspondent à environ 10% du chiffre d’affaires du groupe. Il n’est donc pas à exclure que d’autres entités de la division Thales Services fassent également l’objet d’une cession dans un futur proche comme l’activité infogérance (670 salariés environ) ou encore l’informatique technique (plus de 2000 salariés).