Le marché de l’infrastructure dans le cloud (IaaS, Infrastructure as a service) est promis à plusieurs années de forte croissance, prédit le cabinet Gartner. Cette année, le secteur devrait croître de 33 % comparé à 2014, et poursuivre sur ce rythme au moins jusqu’en 2019, où sa progression serait de 29 %. C’est seulement après cette échéance que l’IaaS montrerait un essoufflement, selon le cabinet.

Cette croissance du marché ne profitera pourtant pas à tout le monde et sera encore moins de nature à voir de nouveaux entrants, selon l’analyste Lydia Leong, du cabinet Gartner. Pour elle, l’IaaS suppose un investissement colossal en centres de données, que seuls les gros acteurs comme Amazon, Google et Microsoft peuvent supporter. Une situation d’autant plus difficile que ceux-ci, déjà prédominants, sont engagés dans une vraie guerre des prix, qui a tendance à réduire les marges et donc leur capacité d’investissement.

Gare à la concentration

Pour l’analyste, ce climat de concentration invite à la plus grande précaution dans le choix des fournisseurs. Ainsi, elle recommande de ne pas hésiter « à exiger des détails sur leur feuille de route et de rechercher des engagements contractuels qui empêchent le fournisseur de modifier substantiellement ou d’interrompre l’offre dans les 12 mois qui suivent ».

Il faut également rester attentif aux fréquents changements dans les fonctionnalités, les performances et les coûts des différentes offres.

Alors que 83 % des directeurs informatiques considèrent l’IaaS comme une option sérieuse, rappelle-t-on chez Gartner, et que 10 % d’entre eux utilisent déjà cette technologie de manière prioritaire, il convient plus que jamais de considérer ce genre d’infrastructure non pas comme une simple location de matériel, mais bien comme un engagement dans un écosystème entier. Et donc de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier.