La DARPA, l’agence américaine dédiée aux projets de recherche avancée de défense, multiplie les investissements afin de soutenir plusieurs industriels dans leurs recherches, notamment concernant la fabrication de composants électroniques destructibles à distance ou dégradables dans l’environnement.
Ces composants pourraient permettre à l’armée américaine d’éviter d’abandonner des données sensibles aux mains ennemies, mais aussi de désactiver l’armement qui leur aurait été dérobé sur le terrain.
Plusieurs entreprises ont bénéficié des fonds de l’agence américaine, dont IBM qui a signé un contrat de 3,5 M$ afin de développer un composant électronique à base de verre. L’objet, en théorie, sera équipé d’un micro-détonateur qui pourrait être activé par signal radio.

D’autres entreprises au cœur du projet

IBM n’est pas la seule entreprise américaine sur laquelle semble vouloir parier le Pentagone. Le centre de recherche de Palo Alto, propriété de Xerox, aurait également obtenu le soutien financier des autorités américaines, à hauteur d’un peu plus de 2 M$, pour travailler sur un projet similaire.
Selon l’AFP, le Pentagone aurait dépensé plus de 17 M$ en R&D sur le développement de ce type de technologies. Le média rapporte notamment que BAE Systems aurait décroché un budget de 4,5 M$. Honeywell, pour sa part, se serait vu octroyer 2,5 M$ pour approfondir certaines recherches.
La DARPA a également annoncé, courant décembre, que 4,7 M$ avaient été débloqués pour permettre à SRI International de mener à bien son projet Spectre, dont l’objectif est d’aboutir à la création d’une batterie munie, elle aussi, d’un système d’autodestruction.