Associer IA et IoT devient incontournable. Une nouvelle étude démontre l’impact direct et bénéfique sur le chiffre d’affaires et l’opérationnel des entreprises qui ont déjà osé les associer.

L’Intelligence Artificielle et l’Internet des Objets sont deux technologies de plus en plus inséparables. Leur union est même à l’origine de l’émergence du Edge Computing.
Menée auprès de 450 dirigeants d’entreprises du monde entier, une nouvelle étude IDC co-réalisée et financée à la fois par SAS, Deloitte Consulting et Intel, montre à quel point l’interdépendance de ces deux technologies a déjà un impact plus fort qu’attendu sur les entreprises. Au point de donner naissance à un nouveau terme : l’AIoT (Artificial Intelligence of Things).

Pour 90% des répondants qui poursuivent une stratégie IoT, il est aujourd’hui impossible de se montrer efficace et compétitif sans utilisation d’IA. 70% des responsables européens interrogés (73% à l’échelon mondial) affirment même que la valeur combinée de l’IA et de l’IoT a surpassé leurs attentes.

L’enquête montre notamment que l’AIoT joue un rôle plus important que prévu dans l’accélération des processus de planification.

L’AIoT transforme les décisions au quotidien. Dans les entreprises s’appuyant exclusivement sur de l’IOT alimentant des feuilles de calcul et autres technologies non intelligentes, seuls 12% des responsables utilisent ces données pour orienter leurs décisions de planification. Mais lorsque l’IA entre en jeu, cette capacité d’anticipation et de planification triple pour atteindre les 31%.
L’AIoT ouvre ainsi la porte à des décisions plus rapides et plus élaborées afin de mieux appréhender les prochaines opportunités de transformation alors que l’IoT se limite principalement à des décisions opérationnelles basiques en répondant à des questions simples comme « est-ce que ça fonctionne ou non ? ».

Selon l’étude ; l’AIoT offrirait ainsi une agilité plus importante aux impacts directement perceptibles. Pour 34 % des responsables la hausse de chiffre d’affaires est le principal bénéfice attendu de l’AIoT pour l’ensemble de leur entreprise. Dans les 12-24 premiers mois, l’AIoT permettrait ainsi une baisse des coûts ou des dépenses (pour 85 % des responsables interrogés), une hausse de la productivité du personnel (87 %), et une meilleure rationalisation des opérations (86 %).

Bien évidemment, l’adoption conjointe de l’IA et de l’IoT ne se fait cependant pas sans freins ni transformation de la culture de l’entreprise. L’AIoT soulève des problématiques culturelles et organisationnelles relatives à l’utilisation des données et de l’intelligence artificielle. C’est pourquoi les secteurs de la santé et des transports en commun ont tendance à se montrer plus conservateurs en matière d’utilisation de l’IA et de l’IoT. Les cycles d’actualisation de données, les processus métiers existants, le fonctionnement en vases clos des outils d’analyse et leur manque d’opérationnalisation sont autant de freins techniques à l’adoption conjointe de l’IA et l’IoT au sein des entreprises.

Pour les rapporteurs de l’étude, il ne faire aucun doute que l’AIoT est l’avenir de l’IoT. « Lorsque les entreprises réaliseront leurs premières victoires grâce à l’AIoT gagnant un avantage concurrentiel, la pression ne fera qu’augmenter sur ceux qui auront adopté une approche plus attentiste » écrivent-ils. Pour eux, la course à l’opérationnalisation des capacités de l’AIoT a déjà débuté et sera l’une des tendances fortes de la prochaine décennie. Il est temps de penser AIoT et non plus simplement IoT.

Source :
AIoT: How IoT leaders are breaking away