Marvell a réussi à imiter la technologie de Fusion-io afin de permettre au marché de fabriquer des unités de stockage huit fois plus performantes que les disques SSD.

Fusion-io va sans doute être détrôné sur le marché des unités de stockage ultrarapides pour serveurs. L’électronicien Marvell vient de mettre au point une puce de contrôle du stockage similaire à la sienne. Et il entend la vendre à l’ensemble des acteurs du disque dur pour qu’ils puissent fabriquer, eux aussi, des cartes d’extension PCIe qui se comportent comme des unités de stockage.

Une carte d’extension PCIe de stockage est bardée de composants de mémoire Flash, comme les nouveaux disques SSD. Mais elle supporte 500 000 accès aléatoires en lecture par seconde (IOPS), alors que les disques SSD plafonnent à 75 000 accès par seconde.

La quantité d’accès par seconde conditionne directement la rapidité des bases de données, lesquelles sont par exemple systématiquement utilisées en e-commerce pour enregistrer les commandes et tenir à jour les stocks dans un catalogue de produits. Un disque magnétique dur traditionnel n’atteint même pas 1 000 IOPS.

Des performances encore six fois meilleures

La nouvelle puce de contrôle 88NV9145 de Marvell est une nouvelle déclinaison du brillant processeur ARM, celui-là même que tous les constructeurs de téléphones portables et de tablettes ont fini par adopter. Selon son constructeur, ce composant devrait permettre de construire des unités de stockage supportant jusqu’à 1,4 million d’IOPS et 2 To de capacité. Tout en consommant moins de 20 watts.

En combinant plusieurs puces de contrôle, le fabricant OCZ Technology pense proposer bientôt une unité de stockage PCIe de 12 To et de 3,2 millions d’IOPS. A titre comparatif, le summum des cartes ioDrive de Fusion-io offre aujourd’hui 1,2 To de capacité et 500 000 IOPS.

Jusqu’ici, seuls OCZ et TMS avaient tenté d’imiter Fusion-io avec des unités de stockage sur cartes PCIe. Mais leurs solutions restaient, comme celle de leur concurrent, propriétaires.