Les citoyens sont prêts à passer aux technologies biométriques, à condition qu’elles soient utilisées pour faciliter et sécuriser leurs déplacements. C’est ce qui ressort de l’étude menée par Accenture dans plusieurs pays, dont la France.

Dans l’Hexagone, 9 personnes interrogées sur 10 affirment être d’accord pour communiquer leur profil biométrique lors de leurs voyages – mais seulement 2 sur 10 l’ont déjà fait à ce jour.

L’étude révèle également que près des 3/4 des citoyens sondés sont favorables à l’utilisation de systèmes biométriques pour « vérifier les identités de tous ceux qui franchissent les frontières ». Et ils sont une proportion analogue à considérer que cette pratique « contribuerait à mieux sécuriser les frontières ».

Gagner du temps à l’enregistrement

La sécurité, mais aussi l’accélération des formalités administratives… sur ce sujet, près de 6 sondés sur 10 veulent bien partager des éléments biométriques en échange d’une amélioration des passages en douane et aux frontières. Ils sont tout aussi nombreux à espérer, par ces nouvelles technologies, des déplacements simplifiés.

Pour Jérôme Vercaemer, directeur santé et service public d’Accenture France, cette étude démontre « que la biométrie répond aux attentes des citoyens » et « facilite les déplacements transfrontaliers ». Pour lui, elle va aussi permettre « la mise en place de programmes d’enregistrement des voyageurs pour rendre les déplacements plus rapides, plus sûrs et plus faciles, grâce à une veille et à une collecte des données plus efficace ». Une idée en forme de réponse aux attentes actuelles.