Ces machines se configurent automatiquement selon les exigences des métiers, ce qui simplifie le déport en ligne de leurs charges de travail.

IBM rénove sa gamme de serveurs. Les PureSystems sont des châssis dans lesquels viennent s’insérer des lames de calcul aussi bien x86 que Power, des lames réseau et de stockage, ainsi qu’un boîtier d’administration. Toute la nouveauté réside dans ce dernier : il avale des « patterns » -– sortes de fichiers de configuration pour une application, pour une politique de sécurité, pour un métier de l’entreprise – et s’occupe de configurer tout seul la machine. Avec les logiciels, les systèmes et les performances qui conviennent.

« Nos partenaires, les éditeurs de logiciels et les intégrateurs, créeront des patterns à partir de l’outil graphique que nous mettons à leur disposition. Ensuite, le système met lui-même l’ensemble en production chez le client. Et il en assure même la sécurité », explique Alain Bénichou, président d’IBM France.

L’objectif ? Eliminer les 70 % du budget de la DSI consacrés à la gestion de l’informatique et à sa maintenance.

Compatibles avec tout

Techniquement, les PureSystems exécuteront des applications aussi bien Windows que Linux (Red Hat et Suse) et Unix (AIX). Et ils proposeront de virtualiser les environnements avec VMware ESX, Microsoft Hyper-V, KVM, ou encore IBM PowerVM. L’hyperviseur Xen de Citrix n’est pas encore supporté, mais la présence de tous les autres devrait servir à respecter la plupart des contrats de licence. En effet, les éditeurs n’acceptent d’assurer la maintenance de leurs produits que lorsqu’ils fonctionnent dans les environnements pour lesquels ils ont été certifiés.

Un pont automatique vers le cloud d’IBM

Surtout, les PureSystems présentent l’avantage de déverser automatiquement leur surplus de charge de travail dans le Smart Cloud, l’offre cloud d’IBM. Il existe à cette fin deux versions des machines.

Les PureApplication Systems déplaceront les applications dans le cloud, IBM se chargeant, par-dessus sa plate-forme PaaS (Platform as a Service), de respecter au mieux les contraintes de puissance et de sécurité exigées par le client. Il va, par exemple, s’agir de rester opérationnel au moment des pics d’activité commerciale.

Les PureFlex Systems déplacent, quant à eux, les machines virtuelles du client vers le cloud IaaS (Infrastructure as a Service) d’IBM, laissant telles quelles les configurations systèmes définies chez le client. Ce dispositif est a priori mieux adapté à toutes les opérations d’automatisation entre serveurs (calculs enchaînés, sauvegardes…).  

Les PureSystems seront disponibles en mai, et il faudra attendre juillet pour disposer de toutes les configurations présentes au catalogue.